Radio numérique : 600 stations menacées de disparition

 

On l’annonçait depuis des années, à grand renfort de réunions, d’expérimentations, de pressions, de rumeurs : la radio numérique terrestre (RNT) arrive, et c’est un bulldozeur. La RNT vise à remplacer à partir de la fin d'année 2009 la bande FM, dont les fréquences seront vraisemblablement affectées aux gourmands opérateurs de la téléphonie mobile et aux grands groupes multimédias nationaux. Communiqués radieux de l’État, des industriels, des réseaux et des antennes commerciales. Silence total sur les radios associatives non commerciales. Pour cause : cet appel à candidatures, précipité et lancé sans concertation, non seulement les ignore, mais les met en danger : la « modernité » raboterait bien ce qui s’acharne à rester non lucratif et ouvert à celles et ceux qui n’ont pas la parole ailleurs, aux militants des mouvements sociaux, aux défricheurs sonores, aux minorités, aux associations à but non lucratif. Quant aux auditrices et auditeurs, on ne leur donne guère la parole : on attend d’eux qu’ils remplacent les six postes radios estimés par foyer, par des récepteurs numériques pour l’instant inexistants en France, et bien plus coûteux que les transistors classiques…

La Cause du Peuple - 2 Vidéos 2mn47 et 2mn11

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Face au coût du passage à la radio numérique, certaines stations annoncent qu'elles vont disparaître, d'autres s'organisent. Mais les avantages du projet ne sont pas flagrants.

Radio Canut, à Lyon, existe depuis une trentaine d'années. Et risque de ne pas continuer bien longtemps. Parce qu'elle n'en voit pas l'intérêt, parce que le projet a été imposé, parce que les coûts sont bien trop importants, cette station associative et autogérée n'a pas déposé de dossier de candidature au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) pour émettre en numérique.

La migration de l'hertzien analogique vers le numérique sera pourtant un passage obligé pour toutes les radios qui souhaiteront continuer à émettre. Le début du basculement devrait avoir lieu à la fin de 2009, avec un an de retard sur le calendrier. 600 radios locales sont concernées en France par cette évolution, censée offrir un meilleur son, une couverture géographique plus étendue et de nouveaux services interactifs. Mais qui ne convainc pas tout le monde.

Radio Canut participe au collectif Radios en Lutte, qui regroupe des stations inquiètes, voire hostiles au projet. Une pétition a été lancée pour s'y opposer ou du moins prendre en compte les contraintes spécifiques de ces acteurs.

Ce passage à la radio numérique pose en effet de gros problèmes aux petites stations. D'abord financiers, puisqu'il faut s'assurer les services d'un prestataire (un multiplexeur) chargé de faire le lien avec les diffuseurs, comme TDF, et se rééquiper entièrement. S'y ajoute une nécessaire formation à cette technologie et de nouvelles contraintes.

Les postes de radio numériques seront munis d'écrans où défileront des données associées aux programmes, des informations en images (pochettes des albums par exemple) et - c'est tout l'enjeu pour les grosses radios nationales - des publicités. C'est un peu la radio qui veut faire de la télé... En tout cas, ces informations devront bien être créées et intégrées par quelqu'un. D'où la nécessité de recrutements... mais dont les radios locales n'ont pas les moyens.

La qualité sonore en question

« La seule diffusion nous coûterait entre 40 et 70.000 euros par an », explique Alex Maillet, technicien à Aligre FM, à Paris. « L'autodiffusion ne sera plus possible car il nous faut passer par un prestataire de multiplexage ». A Angers, Radio G, qui a déposé malgré tout un dossier de candidature, parle de 25.000 à 30.000 euros, soit un tiers de son budget. Pour Canal B (Rennes), ce serait 20 à 25.000 euros.

Le comble pour ces stations étant qu'elles font très peu de publicité et que la diffusion de données associées existe déjà dans la FM, avec le RDS. « La norme choisie, le T-DMB, est plus que bancale », estime Alex Maillet. « Elle sert à gérer audio et vidéo. La qualité sonore n'est pas si terrible que ça car une bonne partie de la bande passante est prise par la vidéo ». Or, l'ambition des radios locales n'est sûrement pas de faire de la vidéo... Pierre Boucard, chez SUN, confirme : « la qualité de son n'est pas au rendez-vous ».

A Radio G, Joanne Erdual nuance : « En termes de transmission de données, c'est plus clair. Avec du relief, sur des petites routes, dans des collines, vous captez sans problème. Mais il n'y a pas une meilleure qualité de son ». A Rennes, Canal B souligne d'autres problèmes. « Au-delà des coûts », explique Yvan Penvern, « on se demande quel va être l'intérêt pour les gens de se racheter des postes numériques. Si c'est pour avoir des données associées, Internet est là, et il n'y a pas photo. Et comme Internet va de plus en plus dans la mobilité, cela fait sens de rester sur Internet... » Si Canal B a elle aussi envoyé son dossier au CSA, elle « se garde la possibilité de ne pas émettre en numérique ».

Test à Nantes

Autour de SUN, plusieurs stations ont créé en 2006 le Groupement des radios associatives de la métropole nantaise (GRAM) [1] pour partager les coûts et le matériel. Elles ont pu mener une expérimentation de 3 mois, à l'été 2007, démontrant qu'elles pouvaient s'autodiffuser et se passer de prestataire. « La loi n'en impose pas », note Pierre Boucard.

C'était aussi l'occasion de mener des tests en province, alors que tout se passait sur la région parisienne. Mais même en mutualisant les coûts, le budget restera important : SUN table sur un investissement initial de 200 à 250.000 euros et des coûts de diffusion de 12 à 15.000 euros par an.

Maintenant, à l'approche de la mise en œuvre de la radio numérique, les petites stations espèrent un geste du gouvernement. « Il y a un public de personnes âgées et de gens à faibles revenus qui ne vont pas forcément se rééquiper facilement [en poste numérique, NDLR]« , prévient Alex Maillet. « Ce serait bien si l'État créait une loi pour aider à l'équipement et à la diffusion, comme il l'avait fait pour développer la FM. Là, rien n'est prévu ». A la fin de décembre, la ministre de la Culture Christine Albanel promettait une aide financière aux radios locales, mais depuis, pas de nouvelles.

Arnaud Devillard, 01net., le 26/01/2009 à 18h10
[1] Alternantes, Radio Fidélité, Prun', Jet FM, SUN, Euradio

Source : 01net.com

Taille de la vidéo : petit moyen grand très grand Durée : 2:11

Les questions qui reviennent souvent

- Et la FM alors, elle devient quoi ?

Une directive européenne préconise l’extinction de la diffusion analogique (télé et radio) dans toute l’Europe d’ici 2012 (Conférence régionale des radiocommunications et de la communication de la Commission européenne du 24 mai 2005, dont on trouve référence ici ou là).

En tout état de cause, l’Europe ne peut pas se permettre d’ignorer les conditions de diffusion radiophonique dans les différents pays qui la constituent, et devra prendre en compte la nécessaire lenteur de la transition, à moins d’entériner une disparition des radios qui n’auront pas eu les ressources pour commencer à émettre en numérique. Divers acteurs du paysage radiophonique font état d’une continuation de la FM sur 10 ans au moins, voire 20 ans...

Pourquoi éteindre la diffusion des radios en FM ? Des arguments écologiques de nuisances liées aux ondes ont été évoqués, mais qui restent assez spécieux étant donné que la disparition de la FM ne sera pas perdue pour tout le monde : les opérateurs de téléphonie mobile ainsi que la navigation aérienne, pourraient ainsi se développer sur la bande libérée, et les appétits sont féroces en la matière...

- Et l’AM ?

Pour l’instant la numérisation ne concerne que la bande FM. À terme, on s’oriente cependant vers le « tout-numérique », pour les grandes ondes comme pour l’ensemble des médias audiovisuels.

- La radio numérique, c’est comme les web radios ?

Non, la RNT n’a rien à voir avec les web radios : c’est la même différence qu’entre la TNT et des sites comme Youtube ou Dailymotion.

La plupart des radios qui émettent sur la bande FM ont déjà mis en place sur leurs sites internet respectifs un streaming, c’est-à-dire la possibilité d’écouter le direct hertzien depuis un ordinateur via des lecteurs multimédia. Ça ne représente aucun investissement matériel, et le coût du stream reste modéré.

Mais la Radio Numérique Terrestre est un nouveau mode de diffusion : au lieu de diffuser en analogique, les radios diffuseront en numérique - cela les obligera à changer leur équipement, et les auditeurs à changer leurs postes radios.

- Pourquoi alors ne pas faire de la web radio, tout simplement ?

Parce que des radios libres ont toute leur place sur les bons canaux de diffusion, parce qu’il n’y a aucune raison que seuls l’État et les commerciaux en bénéficient (c’était précisément l’objet de la lutte des radios pirates, de faire tomber les monopoles de la parole), parce qu’il y a beaucoup d’auditrices et d’auditeurs qui n’ont pas accès à internet, parce que d’avoir un studio et de diffuser sur les ondes c’est très différent de mettre des sons sur un site web, parce qu’on aime faire de la radio et qu’on continuera longtemps.

- Comment recevra-t-on la radio numérique chez soi ?

Les nouveaux postes radios ne sont actuellement pas arrivés en France, et leurs tarifs sont pour l’instant bien plus élevés que ceux des tuners et autres transistors : autour de 300 € dans l’immédiat pour un récepteur numérique. Les industriels travaillent à faire baisser les prix. L’enjeu du renouvèlement de matériel est considérable : on estime actuellement qu’il y a 6 postes radios par foyer...

Il y avait moyen d’avoir des récepteurs moins chers mais vue la norme choisie, le T-DMB, premièrement il faut construire des récepteurs uniquement pour la France (alors que les récepteurs pour le DAB et le DRM existent déjà dans les autres pays européens), et deuxièmement il faut un écran couleur pour recevoir les images (alors que les écrans en noir et blanc, voire pas d’écran du tout, seraient revenus beaucoup moins chers).

La réception des radios numériques sera probablement vendue voire fournie gratuitement comme service associé sur les téléphones portables et autres baladeurs mp3. C’est un des arguments pour faire passer la pilule du numérique, que la radio deviendra ainsi un média mobile, à écouter dans l’oreillette, même dans sa cuisine.

- C’est pour quand exactement la radio numérique ?

Le premier appel à candidatures du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) demandait aux radios des grandes agglomérations de déposer un dossier d’ici au 16 juin 2008, avec pour objectif de commencer à émettre en numérique début 2009. Les radios des villes plus petites et les radios rurales avaient jusqu’à fin 2008 pour demander une fréquence.

Face à la confusion et à l’absence totale de préparation, la date butoir de demande de fréquence pour les grandes agglomérations a été repoussée au 1er octobre 2008, ce qui devrait retarder d’autant le début effectif de la RNT. Pour l’instant, un certain nombre de radios associatives, non commerciales et même commerciales, ne sont de toutes façons pas du tout en capacité de diffuser en numérique.

Restera ensuite la fameuse question de l’équipement des foyers : on écoutera peut-être la RNT sur son portable, mais sans faire dans l’immédiat la démarche d’acheter un tuner numérique. Dans un pays comme le Canada, la radio numérique a dû faire marche arrière, trop peu de personnes s’étant équipées pour la recevoir.

- Combien ça vous coûtera, la radio numérique ?

On nous vantait les coûts réduits de la diffusion en numérique, les premiers devis sont tombés et c’est loin d’être une affaire. Pour l’instant, la diffusion numérique nous coûterait aussi cher, sinon plus, que la diffusion analogique. Pourquoi ? Notamment à cause de la fameuse norme T-DMB, dont le canal vidéo va nous coûter cher, au sens propre (c’est la norme la plus chère) et au sens figuré (les données images prendront de la place au détriment du son).

Comme nous serions tenues de double-diffuser (en analogique et en numérique) pendant un nombre d’années indéterminé (tant que la bande FM existera), cela signifie que nos coûts de diffusion vont tout simplement doubler du jour au lendemain.

Et puis il faut ajouter à cela l’investissement en matériel, la formation à la technologie, le développement des données associées.

- Mais alors vous êtes contre l’arrêt de la pub sur les chaînes publiques ?

Ah non non non ! Nos radios ont choisi de ne pas diffuser de publicité, on est donc plutôt très contents quand elle recule sur d’autres médias. En revanche, ce qu’on trouve un peu fort, c’est que l’État ne prévoit pour l’instant aucune compensation financière et donc mette en danger non seulement le service public, mais aussi les radios associatives non commerciales.

Le Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique est une conquête du mouvement des radios libres dans les années 1980 : il a été créé pour garantir l’existence d’un secteur à but non lucratif. On peut regretter qu’il ait été adossé aux recettes publicitaires, et donc dépendant d’elles : il y aurait d’autres modes d’approvisionnement du FSER à envisager.

Mais on continuera à revendiquer que nos radios bénéficient de financements publics, en raison du rôle qu’elles jouent, en tant qu’associations et en tant que médias.

Source : Radios en lutte

Collectif Radios Libres en lutte

Qui sommes-nous ?

Nous formons une coordination informelle de radios associatives non commerciales et de médias du tiers secteur (c’est-à-dire ni du service public, ni commerciaux). Certain-e-s sont syndiqué-e-s, d’autres non. Tou-te-s, nous entendons défendre notre conception des médias, à but non lucratif, ouverts aux non professionnel-le-s, proches du secteur associatif, défricheurs de sons, portés par celles et ceux qui n’ont pas la parole ailleurs.

Nous nous mobilisons aujourd’hui à l’occasion du passage à la Radio Numérique Terrestre, qui, tel qu’il est lancé pour l’instant, met nos antennes en péril. L’objectif de ce site est de mettre à disposition informations et analyses sur la question, pour les radios comme pour les auditrices et auditeurs, de relayer la mobilisation des un-e-s et des autres, et de poser l’enjeu dans le débat public.

Pourquoi nous ne répondons pas à l'appel à candidature du CSA ?

Interview de Radio Canut

Rappel des faits...

Comme la télé, la radio est appelée à quitter la FM pour passer sur le « numérique hertzien ». Cette migration va commencer dès 2009 sur les grandes agglomérations du pays. L’appel à candidature pour les radios de ces villes est à rendre le 1er octobre au CSA.
Pourquoi nous ne répondons pas à cet appel ?

Parce que nous n’avons pas les moyens financiers !

La diffusion en numérique va coûter plus cher (en plus de payer TDF, on devra payer un « multiplexeur » qui fera le lien entre nous et TDF). De plus pendant la transition FM/numérique, on devra émettre sur les 2 ondes. Aujourd’hui aucune radio associative n’a les moyens pour ça. Il faudrait que Radio Canut double son budget pour assurer la diffusion. Ce passage au numérique est une véritable crise financière pour nous.

Parce qu’on ne veut pas encourager nos auditeurs à consommer pour nous écouter !

Radio Canut a toujours refusé la publicité par soucis d’indépendance mais aussi parce que nous ne voulons pas « pousser à la consommation ». Le passage au numérique implique un renouvèlement total des transistors, les premiers postes numériques seront vendus au prix minimum de 50€. Nous ne voulons pas dire à nos auditeurs « pour continuer de nous écouter, il va falloir acheter un nouveau poste de radio » !

Parce que le système mis en place est contraire à notre indépendance !

Pour émettre en numérique chaque radio devra s’allier avec 8 autres radios, qui seront ensembles cliente du même multiplexeur. Et pour financer la migration, on serait contraint de trouver de nouveaux partenaires. Radio Canut a toujours voulu rester autonome de manière à avoir la plus grande liberté d’expression possible, il n’est pas question qu’on renonce à cette autonomie.

Parce que la Radio numérique n’offre aucune amélioration.

Le son sera de moins bonne qualité et la couverture équivalente. Seule nouveauté, un signal image en plus du son mais nous faisons de la radio, pas de la télé !

Parce que c’est notre bande FM !

Ce sont des radios comme la nôtre qui ont forcé l’État à ouvrir la bande FM pour les radios libres au début des années 80. Nous refusons aujourd’hui de voir disparaître la bande FM et les radios qui l’ont créée avec.

Parce qu’on n’y croit pas !

Aujourd’hui il y a en moyenne 6 récepteurs radios par foyer. Il est peu probable que la majorité de la population s’équipe en récepteur numérique sur du court terme. Surtout que la FM ne disparaîtra pas avant au moins 10 ans selon le CSA lui même, d’ici là on peut imaginer que d’autres diffusions alternatives moins onéreuses (par le net par exemple) seront accessibles à tout le monde.

Parce qu’on voit dans ce passage au numérique un moyen de museler la libre expression des radios libres !

En les étouffant économiquement et en leur imposant des partenaires qui influeront sur le contenu.

Nous avons donc décidé d’ignorer l’appel à candidature mais pas de nous taire ! Ce passage forcé au numérique est un nouveau moyen pour les autorités de contrôler les radios associatives et non commerciales. Certaines de ces radios ont décidé de s’unir pour résister face à cette nouvelle menace : au coté de radio Canut, Fréquence Paris Plurielle (Paris), Aligre Fm (Paris), Radio Galère (Marseille), l’Eko des garrigues (Montpellier), Canal Sud (Toulouse), Radio Zinzine (Aix en Provence et Sud Est) et bien d’autres se sont regroupées au sein d’un collectif « Radios en lutte ». Ce collectif a décidé d’alerter les auditeurs qui sont les premiers informés mais aussi de revendiquer le maintien de la FM sur le long terme et le financement de l’émission en numérique par le « must Carrying » comme c’est le cas aux États-Unis : les diffuseurs sont contraints d’héberger gratuitement les radios locales sans but lucratif.

- Radios associatives non commerciales signataires : Aligre FM (Paris, 93.1 MHz), Alternative FM (Val d’Oise, 106.5 MHz, 96.7 MHz), Beaub Fm (Limoges, 89 MHz), Canal Sud (Toulouse, 92.2 MHz), Corali (Coopération radios libres), La Clé des Ondes (Bordeaux, 90.1 MHz), L’Eko des garrigues (Montpellier, 88.5 MHz), Fréquence Paris Plurielle (Paris, 106.3 MHz), Les Discrets, Radio Air Libre (Bruxelles, 87.7 MHz), Radio Alto (Massif des Beauges en Savoie, 94.8 MHz), Radio Campus Rennes (Rennes, 88.4 MHz), Radio Canut (Lyon, 102.2 MHz), Radio Chalette (Chalette sur Loing, 89.3 MHz), Radio Galère (Marseille, 88.4 MHz), Radio Gué Mozot (Vosges, 107 MHz), Radio Méga (Valence, 99.2 MHz), Radio Panik (Bruxelles, 105.4 MHz), Radio RCT (Villeurbanne, 99.3 MHz), Radio Saint Ferréol (Val de Drôme, 94.2 MHz), Radio Soleil (Paris, 88.6 MHz), Radio Vallée de la Lézarde (Epouville, 103.1 MHz), Radio Zema (Saint-Chely d’Apcher, 96.2 MHz), Radio Zinzine (Forcalquier, Aix-en-Provence, Gap, Briançon, Embrun, Dignes-les-Bains, avec plusieurs fréquences), TSF98 (Hérouville St Clair, 98 MHz)

- Associations, organisations, médias et artistes signataires : Acrimed (Action Critique Médias), Association Andromask (spectacle vivant), Association Initiatives Dionysiennes, Association Konstroy, Association Le Malela, Association le Tamanoir (SMAC de Gennevilliers), Association le Train Tamar, Association pour la Promotion de la langue et de la culture Soninké (APS), Association Skouarnek, Association Stygmate, Association Tezla, Association The Records That Men Do, Association Boam Record, Collectif AC ! 19-20, collectif Hacktivismes, Association Droit au logement (DAL), Association Samizdat, Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte (CSPCL), Compagnie Jolie Môme, Fédération des Associations Laïques de Roubaix, chanteur libertaire Fred Alpi, journal régional culturel en ligne La Plume Culturelle, Association Le Jardin moderne, Association Musiques Tangeantes, Groupe Combo Quilombo, Orchestre Poétique d’Avant-guerre (O.P.A), Webradio WNE, Réseau Sortir du nucléaire, site-ressource guidaltern.org, SIPM-CNT, télévision associative non-commerciale TV Bruits, label indépendant punk rock garage et asso organisation de concerts Turborock records & LAMF, webzine landais indépendant, libre et non commercial lepq.free.fr, webzine Yezzi

Pétition Radios en luttes
Signez la pétition

Entre les lignes : avenir des médias et fin du journalisme selon le rapport Giazzi

Entre les lignes du rapport Giazzi sur les médias et le numérique se dessine un avenir de l’information à deux vitesses, cohérent et sans états d’âme : d’une part un paysage dominé par de grands groupes multimédias (associant presse écrite, radio, télévision et internet) fusionnant les industries de l’information et du divertissement, d’autre part la liberté laissée à un journalisme professionnel indépendant et pluraliste de tenter de se développer à la marge sur internet.

Le premier temps de ce « plan de bataille » consiste à restaurer la rentabilité de la presse écrite, en faisant voler en éclats le cadre juridique hérité de la Libération, préalable à l’absorption des journaux par de grands groupes multi-médias / multi-supports. Ces groupes seront à naître de la fusion des industries du divertissement et de l’information, en faisant sauter les verrous juridiques qui font obstacle aujourd’hui à leur constitution : les lois anti-concentration dans la presse et les médias, et le droit d’auteur des journalistes.

Face au danger de marchandisation générale d’une information réduite à des dépêches d’agences, diluée dans une logique marketing d’infotainement (fusion de l’information et du divertissement), les garanties apportées au respect d’une déontologie, du pluralisme de l’information et d’une indépendance éditoriale des journalistes, sont purement anecdotiques.

Le rapport préconise toutefois un certain nombre de mesures favorisant le développement, à la marge de ce système médiatique, d’un journalisme « artisanal » indépendant sur internet, bénéficiant de l’aide l’État et de fondations privées.

Source : novision.fr

Téléchargez le rapport de Danièle Giazzi (en .pdf) "Les médias et le numérique"

Encore une confiscation du

Encore une confiscation du médiatique au profit de la ploutocratie... Face à un société qui se marchandise toujours plus, seule une réponse libertaire, autogestionnaire et alternative peut se poser en projet d'avenir.

UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE

La position des anars

D'accord avec toi "y'a bon" mais je ne vois pas Radio Libertaire dans les Radios associatives non commerciales signataires ni la F.A dans les Associations, organisations, médias et artistes signataires...
Qu'est-ce qu'ils foutent à la Fédération Anarchiste ? Ils discutent entre eux ?
Si ils continuent comme ça, ils vont être en retard à la Révolution !!! Jawdropping!

Ce qui me rassure, c'est que les anars qui sont présents dans ces associations et participent à ces Radios Libres se bougent dans leur coin.

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Le tout numérique

Bourdin sur RMC s'est fait un plaisir de fêter çà , en allant à Coulommiers , faire son émission , ( la commune passant au tout numérique ) , il serait bon de lui claquer çà dans les narines .. Je peux ?

cordialement .

Après vous...

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Bien sûr , pour la source

Bien sûr , pour la source Smiling Merci

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