Femmes Debout ! Une histoire du Mouvement de Libération des Femmes
C'est par une supercherie d'Antoinette Fouque que nous sommes conviés à fêter le 40e anniversaire de la « fondation » du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) qui n'apparait véritablement que le 26 août 1970 lors du dépôt d'une gerbe à « la femme du Soldat inconnu », plus inconnue encore que le célèbre soldat sous l’Arc de triomphe. Héritier rebelle de mai 1968, c’est un mouvement d’un type radicalement nouveau, qui s’inventait dans la rencontre des femmes sans prétendre les représenter et refusait d’être représenté par quiconque.
Cette contreverse nous donne l'occasion, à La Cause du Peuple, de vous présenter un large extrait du film « Debout ! Une histoire du Mouvement de Libération des Femmes 1970-1980 » de Carole Roussopoulos, document présentant un volet de l’histoire du mouvement féministe en France et en Suisse des années 70 à 80 à travers les témoignages d’une vingtaine de femmes suisses et françaises ayant participé à la naissance de ce mouvement. Elles en retracent l’histoire, les luttes, les acquis et les soubresauts...
La Cause du Peuple - Vidéo 73mn09
Biographie de Carole Roussopoulos
« Ce qui compte pour moi, c’est la parole des autres, celle que l’on n’entend jamais. »
Carole Roussopoulos naît en Suisse, à Lausanne, le 25 mai 1945. Elle passe son enfance à Sion, dans le Valais. Après une scolarité classique, elle débute ses études universitaires de Lettres en Suisse, qu’elle poursuivra à Paris. C’est là qu’elle rencontre Paul Roussopoulos, réfugié politique grec, physicien, peintre, son compagnon de vie, d’activisme et de vidéo, père de ses 2 enfants.
Elle travaille pour le magazine Vogue et accessoirement Jeune Afrique. En 1970, elle quitte le journalisme et s’achète, sur les conseils de Jean Genet, la première caméra vidéo portable le fameux portapack de Sony. Elle saisit immédiatement toutes les possibilités de la machine et exploite ses possibilités, sa légèreté, sa mobilité son coût faible par rapport au support cinéma.
Elle commence à filmer, puis à monter les images. Le travail de montage est acrobatique au début, mais Paul invente une façon de monter artisanale, avec scotch et ciseaux et un calcul de synchronisation, méthode qui fera école dans le milieu de la vidéo militante. Le tournage avec cette caméra ne nécessitant pas une équipe nombreuse, souvent Paul tient le micro et Carole la caméra.
Avec Paul, elle monte en 1970 un petit groupe vidéo à Paris nommé « Video Out ». La même année, elle réalise Jean Genet parle d'Angela Davis et un film dans les camps palestiniens Hussein, le Néron d’Aman (la copie a depuis disparu).
Elle filme, dans la traditionnelle manifestation du 1er mai 1970, le premier défilé d’homosexuels à Paris et suit le Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire dans ses réunions historiques à l’Université de Vincennes, au département de philosophie. Elle laisse tourner sa caméra et capture les échanges et les débats sans couper. Elle concilie l’art d’écouter et de voir avec une rare clairvoyance. D’un coup d’œil, elle saisit l’assistance, les réactions de ceux qui écoutent. Son sens de la caméra, de la bonne place, de la bonne distance, assure la pertinence de son propos au montage.
Elle met ses connaissances à portée des militantes féministes en organisant des ateliers, des stages de vidéo attirant de nombreuses femmes, notamment Delphine Seyrig qu’elle rencontre à cette occasion et avec qui elle entame une longue collaboration. Elles réalisent ensemble en 1976 un petit pamphlet remarquable « S.C.U.M. Manifesto ».
Carole Roussopoulos suit les luttes des femmes et les filme. Son travail sert d’amplificateur aux luttes des prostituées de Lyon, des ouvriers des usines Lip, aux combats pour l’avortement et la contraception libre et gratuite. Loin de chercher à s’intégrer aux groupes ou à s’identifier aux personnes qu’elle filme, elle tente d’appréhender au plus juste, une situation, une parole. Ainsi elle met en images les luttes internationales, les luttes des exclus, le quart-monde, les clochards, les luttes au quotidien (à l’hôpital, en foyer de retraite), la lutte des mères des détenus basques, et toutes les luttes des femmes (avortement, viol, contraception, violences, égalité professionnelle…)
En 1982, elle fonde avec Delphine Seyrig et Iona Wieder, le Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir premier centre d’archives audiovisuelles consacré à l’histoire et à la mémoire des femmes.
Écoutant sans pour autant jamais commenter, la réalisatrice n’a de cesse de remettre en cause les idées préconçues des spectateurs sur des sujets polémiques ou le plus souvent ignorés par les médias grand public. En quelques minutes sur une situation difficile ou conflictuelle, elle prend quelques repères rapides, capte une pensée, un discours, une façon de parler, de regarder, de travailler, de déambuler. Il s’agit d’une véritable exploration et non d’une démonstration formatée aussi bien dans la prise de vue que dans le montage.
Fidèle en amitié et en travail, elle collabore en toute complicité avec des cadreurs, des preneurs de son, donnant en général peu d’indications verbales.
Pendant le tournage, elle sait faire reprendre une phrase, changer une lumière, déplacer une personne, questionner plus avant ceux qu’elle filme. Il n’y a rien d’automatique, Carole Roussopoulos reste très attentive et présente toujours à l’écoute de la personne filmée. Tant avec les prostituées de Lyon qu’avec les Lip ou les femmes victimes de violence, elle mène un vrai travail d’écoute sur la durée. Elle tourne de longs entretiens, tout en restant mobile et prête à filmer si un évènement intervient.
En collaboration avec des groupes ou des associations, elle aborde les questions dont les féministes se sont saisies : l’avortement, la contraception, le viol, l’inceste. Les films circulent, deviennent des supports de débats et des outils de formation. Elle travaille aussi bien pour et/ou avec des groupes militants, des associations, des fondations, des ministères.
Ses premiers films inscrivent son œuvre, qui compte aujourd’hui plus de 50 films, dans son rapport au monde. La parole des autres est primordiale. Le combat pour les droits fondamentaux est légitime. L’être humain est au premier plan.
Dans les années 80, elle s’intéresse à la place des femmes dans le monde du travail, aux métiers et aux statuts professionnels non reconnus (Profession agricultrice, Profession conchylicultrice) et à l’égalité professionnelle dans le monde agricole comme dans l’industrie nucléaire.
De 1987 à 1994, elle gère et anime l’Entrepôt, lieu comprenant trois salles de cinéma, une libraire et un restaurant. Elle apprend alors le métier de programmatrice de films et de gérante de restaurant.
Dans les années 90, elle entreprend un vaste travail sur la maladie, la mort, la douleur, l’accompagnement des personnes en fin de vie, tant du côté des malades que des soignants.
En 1995, elle reprend pied en Suisse et décide de tourner des sujets peu abordés dans son pays d’origine : les violences contre les femmes et les enfants, l’homosexualité. Elle travaille parallèlement à la restauration de ses premières vidéos.
En voyant s’éteindre autour d’elles des femmes ayant lutté pour les droits de femmes et en constatant l’éparpillement et la dégradation des archives audiovisuelles sur le mouvement féministe, Carole Roussopoulos se lance dans un grand projet de film sur le Mouvement de Libération des Femmes qui donnera en 2000, le film « Debout ! Une histoire du Mouvement de Libération des Femmes (1970-1980) ». Le film connaît un grand succès dans les festivals, fait l’objet de très nombreuses projections dans le monde et donne lieu à une presse abondante et élogieuse.
En 1992 Carole Roussopoulos est nommée Chevalière des Arts et des Lettres et Chevalière de la Légion d’Honneur en 2001 consacrant « ses 32 ans d'activités artistiques de réalisatrice de films ».
En 2003, elle a toujours de nombreux projets en tête dont la seconde partie du film « Debout ! Une histoire du Mouvement de Libération des Femmes 1970-1980 ».
Nicole Fernandez Ferrer
Source : newmedia-art.org
Le Mouvement de Libération des Femmes
Le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) se constitue aux lendemains de Mai 68. Mouvement informel, il rassemble des femmes pour la plupart jeunes, progressistes et diplômées. Nombre d’entre elles ont fait l’expérience, dans les débats estudiantins et au sein des groupes gauchistes, de la difficulté à se faire entendre par les hommes. Alors que les femmes sont de mieux en mieux formées, qu’elles travaillent de plus en plus et que s’amorce la libération des mœurs, elles ne trouvent pas leur place au sein d’une société fonctionnant selon un système patriarcal, analysé par une des figures du mouvement français, Christine Delphy.
La véritable naissance du MLF peut être datée de novembre 1970, avec la parution d’un numéro spécial de la revue Partisans, publiée par François Maspero. Intitulé « Libération des femmes, année zéro », il constitue un manifeste politique. L’influence des féministes radicales américaines y est clairement lisible ; les auteurs affirment également leur solidarité avec les mouvements révolutionnaires anticolonialistes. Mais si l’influence marxiste n’est pas absente, les femmes s’en distancient, le marxisme n’offrant guère d’espace à un combat féministe perçu comme nécessairement non mixte. En mai 1971 paraît le premier numéro du journal Le torchon brûle, édité jusqu’en 1973.
Un mouvement hétérogène
Le MLF est un sigle, permettant une reconnaissance médiatique. En fait, le mouvement réunit des groupes pour le plupart caractérisés par l’absence de hiérarchie. Trois tendances s’opposent.
Constitué en octobre 1968, le groupe « Psychanalyse et Politique » est dominé par la figure d’Antoinette Fouque. Empruntant à la fois à la psychanalyse lacanienne et à la philosophie de Jacques Derrida, les femmes de ce groupe travaillent à définir une nouvelle identité de la femme. Elles réfléchissent à de nouveaux concepts psychanalytiques tels que celui de « phallogocentrisme » (terme forgé en 1965 par Jacques Derrida à partir de « phallocentrisme » et de « logocentrisme »). Fondatrices du Quotidien des Femmes, en 1974, auquel succède de 1977 à 1982, Des femmes en mouvement, elles créent les Éditions Des femmes.
Les deux autres tendances sont davantage tournées vers l’action et recrutent majoritairement dans les groupes maoïstes et trotskistes, ainsi qu’au sein du Parti socialiste unifié (PSU). L’une s’incarne dans la Ligue pour les droits des femmes, présidée par Simone de Beauvoir, et dans plusieurs collectifs d’aide aux femmes (tels que SOS Femmes violées). Anticapitalistes, ses militantes privilégient cependant la lutte contre l’inégalité des sexes et affirment leur solidarité avec l’ensemble des femmes, au sein d’une « sororité ». Elles s’opposent au groupe « Psychanalyse et Politique », jugé trop intellectuel, ainsi qu’aux groupes de la troisième tendance, qui tentent d’articuler l’analyse marxiste et la revendication féministe. Cette tendance, qui essaie d’organiser verticalement le MLF, fonde le Mouvement autonome des Femmes.
Malgré les polémiques et les dissensions, les différents groupes se retrouvent ponctuellement pour des actions spectaculaires, qui placent le MLF à la pointe du combat pour les droits des femmes. La première de ces manifestations est la tentative, en août 1970, de déposer une gerbe « à la femme inconnue » sur la tombe du soldat inconnu, à Paris. Le MLF gagne sa notoriété dans le combat pour le droit à l’avortement, marqué par la publication dans le Nouvel Observateur, le 5 avril 1971, du Manifeste des 343, signé par 343 femmes, célèbres ou non, affirmant avoir avorté en violation de la loi. La lutte pour la dépénalisation de l’avortement se poursuit par des marches rassemblant des milliers de femmes jusqu’en 1979, date à laquelle la loi Veil, votée en 1975, est prorogée et élargie.
Plus généralement, le MLF combat les violences faites aux femmes. Dès 1972, un meeting dénonce à La Mutualité, à Paris, les crimes contre celles-ci, mutilations sexuelles, viols, mais aussi esclavage, manifeste ou déguisé. Dans la deuxième moitié des années soixante-dix, la priorité est progressivement donnée à la lutte pour la criminalisation du viol. Mais tandis que des commandos « d’auto-défense collective » saccagent les sex-shops et les cinémas pornographiques, le fossé s’élargit entre réformistes et partisanes de l’action d’éclat, à partir de la création, en 1974, du secrétariat d’État à la condition féminine.
Les multiples clivages entre les différentes tendances mèneront à l’éclatement du mouvement en octobre 1979. Le MLF se perpétue à travers le seul groupe « Psychanalyse et Politique » qui se constitue en association à cette date. Au cours des années suivantes, ses militantes vont s’impliquer davantage dans la vie politique à travers, notamment, l’Alliance des Femmes pour la démocratie, représentée au Parlement européen par Antoinette Fouque.
Source : msn encarta
MLF : 1970, année zéro
Article de Françoise Picq, sociologue spécialiste de l’histoire du féminisme, université Paris-Dauphine.
Elles étaient dix ce 26 août 1970 à déposer une gerbe à « la femme du Soldat inconnu », plus inconnue encore que le célèbre soldat sous l’Arc de triomphe. C’est ce jour-là, que les journalistes, copiant le « Women’s Lib » américain, ont parlé pour la première fois en France d’un mouvement qu’ils ont baptisé Mouvement de Libération de la Femme. Le singulier « la femme » a été réfuté, le mouvement de libération des femmes est alors devenu le MLF. Héritier rebelle de mai 1968, c’est un mouvement d’un type radicalement nouveau, qui s’inventait dans la rencontre des femmes sans prétendre les représenter et refusait d’être représenté par quiconque. Nulle ne devait s’approprier le nom collectif. Les tracts étaient signés « quelques militantes » ou « des militantes du MLF » ; les articles de prénoms ou de pseudonymes.
D’où la surprise à l’annonce d’un «anniversaire» qui daterait la fondation du MLF de 1968. Le mouvement des femmes existait déjà aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, dans les pays du nord de l’Europe… Il fallait bien qu’il arrive en France, sur un terrain fertilisé par mai 1968. Si on considère généralement 1970 comme l’année initiale, c’est que la première publication collective, un numéro spécial de Partisans (mai) titrait - en toute innocence historique - « Libération des femmes, année zéro ». C’est aussi que l’année 1970 fut riche en évènements et manifestations.
L’apparition publique a certes été précédée de l’existence de groupes précurseurs. Mais aucun ne peut prétendre avoir « fondé » seul le MLF ; même si leur rencontre a été déterminante. FMA (Féminin, Masculin, Avenir) a été créé en 1967 par Anne Zélensky et Jacqueline Feldman. Il a organisé le seul meeting sur les femmes dans la Sorbonne occupée. Un autre groupe s’est constitué au lendemain de mai 1968, autour d’Antoinette Fouque et de Monique Wittig. Quatre participantes de ce groupe ont publié dans l’Idiot international « Combat pour la libération de la femme ». Les deux groupes originaires ont fusionné dans une dynamique nouvelle. Le fleuve MLF s’est mis en marche et les ruisseaux ont afflué. En août le groupe femmes de VLR (Vive La Révolution, groupe maoïste, ndlr) et d’autres militantes d’extrême gauche l’ont rejoint. L’année 1970 a été jalonnée de manifestations qui ont donné au mouvement son style si particulier. En mai la première réunion féministe non mixte avait ouvert une polémique à l’université de Vincennes. En août c’est le dépôt de la gerbe de fleurs à l’Arc de triomphe. En octobre quarante femmes s’enchaînent devant la prison de la Petite Roquette. En octobre encore, elles organisent la perturbation des états généraux de Elle.
A partir de l’automne, le MLF tient AG (assemblée générale) tous les quinze jours aux Beaux-Arts dans une joyeuse cacophonie qui débouche sur les initiatives les plus diverses. En avril 1971, le Nouvel Observateur publie le manifeste des 343, où des femmes - dont certaines célèbres - déclarent s’être fait avorter. C’est le coup d’envoi de la campagne « avortement » qui allait aboutir, après une extraordinaire mobilisation, au vote de la loi Veil sur l’IVG. Le MLF est traversé de débats, de conflits. Des tendances se dessinent, s’opposent. Les Féministes révolutionnaires, universalistes dans la lignée de Simone de Beauvoir, aiment les actions spectaculaires et symboliques ; Psychanalyse et politique, autour d’Antoinette Fouque rejette le féminisme beauvoirien, et cherche à faire émerger la spécificité féminine par la psychanalyse et le travail sur soi. Mais le mouvement reste un ensemble fluide, où on peut passer d’un groupe à l’autre, participer à toutes sortes de réunions : groupes de parole, groupe de quartiers, écriture collective, publication du Torchon brûle.
Au fil des années et avec l’extension du mouvement, des tendances se sont rigidifiées, les conflits se sont amplifiés. Le mouvement perdait sa dynamique. « Attention, » pouvait écrire Christiane Rochefort, l’une des dix de l’Arc de triomphe, « Il est au bord de la majuscule. - MLF. Ça y est, il l’a prise… C’est comme ça qu’on se divise soi-même ; qu’on divise la lutte ; et qu’on s’approprie sans y penser ; en tant qu’élite, un mouvement de lutte ». C’est après la marche du 6 octobre 1979, précédant le vote définitif de la loi sur l’IVG, que le point de non-retour a été franchi. Dans le secret, trois femmes - Antoinette Fouque, Marie-Claude Grumbach et Sylvina Boissonnas - déposent à la préfecture de police une association du nom de « Mouvement de Libération des Femmes - MLF ». Le même nom a ensuite été inscrit comme marque commerciale à l’Institut de la propriété industrielle et commerciale. Ce mouvement qui n’appartenait à personne était devenu la propriété privée de quelques-unes qui pouvaient légalement interdire à toutes les autres de s’en réclamer. Le tollé fut général, et les éditions Des femmes boycottées par les autres groupes féministes. La maison d’édition féministe Tierce, qui avait dénoncé cette appropriation (avec 11 maisons d’éditions féministes de quatre continents) fut attaquée pour « concurrence déloyale » par la SARL Des femmes devant le tribunal de commerce.
C’est beaucoup plus tard, sans doute pour légitimer cette captation, qu’a été forgée la légende de la « fondation » du MLF. On la voit apparaître en décembre 1990 : « Le MLF a été fondé en 1970 par Antoinette Fouque, Josiane Chanel et Monique Wittig ». C’est au nom de cette légende aussi qu’est lancé aujourd’hui un appel à célébrer le quarantième anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes.
Source : Libération


Un Mouvement capitalisé en marque commerciale en 1979
Il n'y avait pas que des groupes et des tendances dans le Mouvement de libération des femmes non déposé, mais aussi des individus qui librement parlaient ou allaient à de manifestations de leur propre initiative, ou entraient dans un groupe ou une tendance juste le temps d'une action qui leur agréait. Il y a eu le temps des écritures anonymes,ou signés de pseudo, puis celui des articles et livres signés plus souvent par des individus que des collectifs.
Enfin il est faux de dire que toutes les féministes du Mouvement (non déposé et fondé de pouvoir Fouquien, la plus grande des capitalistes du Mouvement) étaient toutes anti capitalistes.
Enfin une des personnes qui a contribué a fortement influencé théoriquement le Mouvement ce fut non seulement Christine Delphy aujourd'hui très controversée sur ses positions concernant le voile et l'islamisme, mais aussi Monique Wittig elle-même controversée sur ses positions lesbiennes radicales éthérophobes (dénoncées comme "collabos" comme si tous les hommes étaient des nazis ? Et les femmes hétéros des Pétainistes ?).
Par ailleurs je trouve bien contestable d'affirmer qu'Antoinette Fouque est la seule à perpétuer le Mouvement, car ce n'est pas un Mouvement qu'elle perpétue, mais une SARL marque déposée MLF, avec une pensée unique: la sienne. Autrement dit le contraire du Mouvement démocratique constitué de Mille et une tendance que fut le Mouvement et que reste le Women's lib, car il n'y a qu'en France que se passe des choses pareilles la capture d'un mouvement par une "Devançante" gouroue en vue pleine de fric et de possessions immobilières et autres. D'ou vient le fric mystère: est-il déontologique d'être l'analyste des militantes de son propre groupe ?
A part ça elle ne se prive pas de traiter toutes ses adversaires de "bourgeoises en vue" ou d'élitiste alors qu'elle est l'Unique Mère Ubu a s'être enrichi sur le dos du Mouvement et de ses militantes, et a forger sa statue de Surfemme, et de Petite Mère du peuple maternel. après le Patriarcat , allons nous vers un Matriarcat avec des images guimauves et Hamiltoniennes de femmes en blanc ou verts leurs uniformes de prédilection ?
L'appropriation du mouvement par Antoinette Fouque
Merci Deudon pour ce commentaire qui apporte un complément d'information sur le Mouvement de Libération des Femmes.
En effet, les articles qui sont ajoutés aux vidéos (qui ne sont jamais issus de La Cause du Peuple et ne sont pas forcément en accord avec nos opinions) n'ont pour but que d'appuyer le sujet, parfois en contreverse et de susciter vos réactions.
Comme il est dit dans l'article "MLF : 1970, Année zéro", Antoinette Fouque avec Marie-Claude Grumbach et Sylvina Boissonnas ont déposé la marque commerciale « Mouvement de Libération des Femmes - MLF ». Qu'en est-il advenu des droits d'auteur(e) issus du label MLF ?
Le simple fait de déposer ce label en tant que marque commerciale prouve bien la tentative de récupération à des fins... commerciales !
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