Appel du Conseil National de la Résistance
A l'occasion de la commémoration du 60ème anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944, treize résistants de la première heure ont lancé le 10 mars 2004 un appel aux jeunes générations, pour que la flamme de la résistance ne s'éteigne jamais.
Le programme du Conseil National de la Résistance est historiquement le socle du modèle social français, élaboré pendant la guerre dans des conditions de clandestinité et appliqué dès le lendemain de la Libération, dans une France détruite et ruinée où l'industrie et ses patrons étaient tournés vers l'effort de guerre allemand...
La Cause du Peuple Vidéo 5mn43
A l'occasion de la commémoration du 60ème anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944, treize résistants de la première heure ont lancé le 10 mars 2004 un appel aux jeunes générations, pour que la flamme de la résistance ne s'éteigne jamais.
Le programme du Conseil National de la Résistance est historiquement le socle du modèle social français, élaboré pendant la guerre dans des conditions de clandestinité et appliqué dès le lendemain de la Libération, dans une France détruite et ruinée où l'industrie et ses patrons étaient tournés vers l'effort de guerre allemand.
Dans le programme du CNR, on peut noter :
* châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration. Il faut noter l'absence du patronat aux négociations pour cause de collaboration avec l'ennemi.
* la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères. Pour cette raison, les journaux collaborationnistes ont été interdits et un soutien a été apporté aux nouvelles publications.
* l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie. Ces lois sociales ont permis la création des Comités d'entreprise.
* le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques. De nombreuses nationalisations de sociétés privées disparates ont alors donné naissance à Electricité de France, Renault et la SNCF.
* un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État. C'est la naissance de la Sécurité Sociale. Ces actions ont constitué jusqu'à aujourd'hui une grande partie des acquis sociaux de la seconde moitié du XXème siècle.
À l'occasion du soixantième anniversaire de l'adoption du programme du CNR, des anciens membres du CNR et d'autres résistants, ont lancé un appel, le 10 mars 2004, avec l'association Attac faisant un parallèle entre le néo-libéralisme et les puissances d'argent dénoncées dans l'appel originel.
Voici la liste des Grands Résistants ayant fait l'appel du soixantième anniversaire du programme du CNR :
Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.
Sources : Wikipédia
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Oh là là, j'aurais mis quatre
Oh là là, j'aurais mis quatre ans pour trouver l'info.
Je ne me plaint pas, car malgré tout, mieux vaut tard que jamais. Sans le net, cela aurait pu être jamais.
En effet c'est peu dire que de parler de la liberté de la presse.
Beaucoup se croient libre, car il s'interdisent tout, suivant un bonne éducation, avec de la soit-disant discipline qui n'est que dressage.
Ah ça ira...
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