Corruption : L'affaire "Pétrole contre nourriture" en Irak qui met à mal l'ONU

 

“Pétrole contre nourriture” est le nom d’un programme initié par l’ONU en 1996, qui visait à satisfaire les besoins humanitaires de la population irakienne soumise à un embargo depuis l’invasion du Koweït en 1990. Il devait permettre à l’Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l’ONU, et d’acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, “Pétrole contre nourriture” va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de 270 personnalités et d’entreprises ayant touché des pots de vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Cette liste incluait les noms de responsables onusiens, accusés d’avoir favorisé certaines entreprises, et ceux d’hommes politiques et d’entreprises accusés d’avoir profité de détournements de fonds. L’ancien dictateur irakien Saddam Hussein aurait détourné à lui seul près de cinq milliards de dollars. Le scandale éclate. L’ONU constitue discrètement une commission d’enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2.500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays...

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L'affaire « pétrole contre nourriture »

Le programme « pétrole contre nourriture » avait été lancé en 1996, à la suite de l’embargo total qui frappa l’Irak après son invasion du Koweit, en 1990. Il devait permettre à l’État irakien d’échanger du pétrole brut contre des denrées de première nécessité sous le contrôle de l’Organisation des Nations unies (ONU), afin que sa population souffre moins de l’embargo. On estime que le programme a permis à l’Irak d’exporter pour plus de 100 milliards de dollars de pétrole.

En janvier 2004, un journal irakien faisait éclater le scandale en publiant une liste de 270 noms de personnes et de sociétés ayant reçus des dessous de table dans le cadre du programme. Cette liste incluait les noms de responsables onusiens, accusés d’avoir favorisé certaines entreprises, et ceux d’hommes politiques et d’entreprises accusés d’avoir profité de détournements de fonds. L’ancien dictateur irakien Saddam Hussein aurait détourné à lui seul près de cinq milliards de dollars.

Dès février 2004, une commission d’enquête indépendante, dirigée par l’ancien directeur de la réserve fédérale américaine Paul Volcker, était mise en place par le secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan. Le fils de ce dernier était impliqué dans le scandale : Kojo Annan travaillait pendant l’embargo pour une société suisse impliquée dans l’inspection des marchandises importées par l’Irak.

Fin mars 2005, le deuxième rapport publié par la commission d’enquête concluait que M. Annan n’était pas coupable de corruption, mais critiquait son peu de discernement. Le rapport mettait tout de même en cause deux hauts fonctionnaires onusiens : le Chypriote Benon Sevan, ancien directeur du programme « pétrole contre nourriture », et le Russe Alexander Iakovlev, ancien responsable des marchés publics au sein des Nations unies.

Après la publication du troisième rapport, qui précisait ces accusations, M. Iakovlev a démissionné avant d’être arrêté pour fraude et blanchiment d’argent, le 9 août 2005. Il a été remis en liberté après avoir annoncé son intention de plaider coupable. M. Sevan, quant à lui, continue de nier catégoriquement les faits qui lui sont reprochés. Il a été suspendu de ses fonctions, et une demande de levée d’immunité diplomatique a été déposée contre lui.

Un quatrième rapport de la commission d’enquête est attendu pour octobre 2005. Entre-temps, les accusations à l’encontre de M. Annan ont été relancées par le New York Times, qui a publié une note interne de la Cotecna, la société qui employait son fils. Cette note fait mention d’une rencontre entre M. Annan et les dirigeants de la société, qui se serait tenue dix jours avant l’attribution d’un contrat à la Cotecna. Le secrétaire général continue de nier toute implication.

Depuis qu’elle a commencé, cette affaire a alimenté les attaques des néo-conservateurs américains contre les Nations unies, à la suite du désaccord entre les États-unis et l’ONU sur la question irakienne. En réponse, M. Annan a accusé les gouvernements américain et britannique de n’avoir pas suffisamment surveillé l’application de l’embargo qui frappait l’Irak, ouvrant ainsi la porte aux détournements de fonds, et d’avoir fermé les yeux au moment des faits.

Source : Monde Diplomatique

Total mis en examen par un juge en France

Le groupe Total a été mis en examen, notamment pour corruption, le 27 février par un juge en France dans l'affaire dite « pétrole contre nourriture » en Irak, dans laquelle plusieurs personnalités ont été mises en examen pour corruption, a indiqué mardi le groupe pétrolier à l'AFP.

« Total a été mis en examen le 27 février », ont déclaré à l'AFP un porte-parole de Total et l'avocat du groupe Jean Veil. Dans son édition de mardi, le quotidien économique Les Echos fait état d'une mise en examen « début 2010 pour corruption ainsi que complicité et recel de trafic d'influence» par le juge Serge Tournaire ».

« Cette décision relance la procédure judiciaire », a admis Me Veil. « Le juge a pris cette décision contre toute attente alors que son prédécesseur et le parquet avaient jugé le contraire, au moins implicitement », a-t-il ajouté.
Non-lieu requis en septembre

En septembre, le parquet de Paris avait requis un non-lieu pour l'ancien ministre Charles Pasqua et le PDG de Total, Christophe de Margerie, dans cette affaire et le renvoi en correctionnelle de onze personnes.

L'enquête ouverte en 2002 s'était orientée vers diverses personnalités françaises soupçonnées d'avoir perçu au début des années 2000 des commissions occultes sous forme d'allocations de barils de pétrole du régime irakien de Saddam Hussein en violation du programme de l'Onu « pétrole contre nourriture ».

Ce programme visait à aider les Irakiens à survivre face aux sanctions internationales imposées au régime de Saddam Hussein après l'invasion du Koweït en 1990. Il avait permis à l'Irak de vendre sous contrôle des Nations unies, de 1996 à 2003, des quantités limitées de pétrole et d'acheter en échange des biens pour sa population.

(Source AFP) le 6 avril 2010

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République et corruption

AU NOM DE COSA NOSTRA

Les faits qui sont rapportés par la presse libre-dont le Canard enchaîné fait partie-sont une preuve supplémentaire de la généralisation de la corruption dans les sphères dirigeantes de la France et singulièrement celles qui sont directement liées au gouvernement actuel et à l'UMP.Les sommes concernées par les multiples scandales qui éclaboussent les dirigeants actuels des plus hautes sphères de l'Etat ne sont pas vraiment dérisoires.Il s'agit de plusieurs centaines de millions d'euros(en cumulé)parmi ce qu'il nous est donné de savoir,c'est-à-dire ce qui est porté à la connaissance des Français et des Françaises et des étrangers....!Car la France n'est pas le seul pays du monde.Ententes illicites,escroqueries en tous genres,détournements de fonds publics,financements occultes de l’UMP,fraudes fiscales,évasions fiscales,pots-de-vin,rétrocommissions,enrichissements personnels,trafics d'influence,associations de malfaiteurs,dénis de justice,négations des libertés individuelles et publiques.....ETC,autant de faits qui donnent la nausée,qui inspirent la honte à toutes celles et tous ceux qui aiment sincèrement leur pays.Je suis plus que jamais républicain de gauche et honnête mais ma fierté liée à cette appartenance ne parvient plus à ignorer ce dégoût profond que je ressents vis-à-vis de pareils dirigeants dont l'unique préoccupation est de s'enrichir,de gagner beaucoup d'argent,de favoriser systématiquement les puissants de ce monde sans aucune considération,sans aucun égard pour le BIEN PUBLIC.

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