FITNA : Le film corrosif du député néerlandais d'extrême-droite Geert Wilders
Après les dessins qui font peur, voici le film. Le député néerlandais d'extrême-droite Geert Wilders a diffusé son film « Fitna » et le moins que l'on puisse dire est que la sortie de ce court-métrage de 15mn a provoqué de très grands remous en Hollande et dans de nombreux pays musulmans. Le film, qui est un brûlot à charge contre l'Islam, avec des images difficilement supportables, entraîne des réactions aussi vives que lors de la publication des caricatures de Mahomet en 2005 au Danemark. Le réalisateur populiste Geert Wilders autoproclamé « défenseur de la liberté d'expression » utilise régulièrement la peur de l'Islam pour attiser la haine et multiplie les prises de position contre le Coran qu'il compare au "Mein Kampft" d'Hitler et qu'il veut faire interdire. Depuis des semaines, le niveau d'alerte terroriste des Pays-Bas est passé de « limité » à « substantiel ». Plusieurs pays comme l'Iran, l'Égypte et le Pakistan ont menacé de revoir leur position diplomatique avec les Pays-Bas si le film était diffusé. Le gouvernement néerlandais, très inquiet pour ses ressortissants a déjà pris des mesures pour évacuer en urgence ses consulats et ambassades. Aucune télévision néerlandaise ne diffusera « Fitna »...
La Cause du Peuple Vidéo 17mn06 + Interview de Geert Wilders 16mn38
MISE A JOUR le 27/01/2009 suite à nouvelle censure de Dailymotion !
NOUVELLE MISE A JOUR le 20/09/2009 suite à une censure de Google video
La thèse centrale de Fitna est la suivante : le Coran commande aux musulmans de propager leur foi dans le monde entier, au moyen du djihad et de l’endoctrinement. Pour montrer que certains musulmans prennent ces édits littéralement, le film présente des images des attentats terroristes à New York et à Madrid. Dans le film, vous entendrez des extraits de sermons remplis de haine et des foules musulmanes qui acclament les prédicateurs.
Dans une scène, une fillette de trois ans apprend par cœur le Coran qui révèle que les Juifs sont des singes et des porcs. À la fin du film, on entend tout à coup le bruit d’une page être arrachée d’un livre, suivi d’un message indiquant que c’est une page d’un annuaire téléphonique, et non pas le Coran, et que c’est aux Musulmans de faire face à l’intolérance de leur Livre Saint.
Fitna est poli, mais Fitna est un grave embarras pour le gouvernement néerlandais. D’abord, parce que la quasi-totalité de la publicité pour le film provient du cabinet. Si, l’année dernière, le premier ministre avait réagi en disant : « nous ne pouvons pas réagir à un film qui n’a pas encore été diffusé et d’ici là, le cabinet ne prendra pas position », il n’y aurait pas eu de controverse mondiale larvée.
Des bêtes sauvages
Une deuxième raison pour laquelle le cabinet a gravement perdu la face, c’est qu’il a démontré qu’il met en danger la liberté d’expression. En agissant comme si c’était utile d’enquêter pour savoir si le film devait être interdit (que ce soit avant ou après sa diffusion), le cabinet a indûment renversé sa position constitutionnelle à l’égard de la deuxième chambre du Parlement.
Aux Pays-Bas, le cabinet gouverne et le Parlement contrôle le cabinet. En relation avec le député Wilders, cependant, le cabinet s’est incorrectement érigé en contrôleur. Le gouvernement néerlandais a activement cherché à faire taire un membre élu du parlement. Que l’opposition parlementaire ne soit pas intervenue contre cette effroyable tentative de censure est toutefois plus affligeant que ne pourrait l’être tout film sur l’islam.
Fitna a révélé l’image de méfiance envers les musulmans qu’entretient le cabinet chrétien-démocrate. Il considère les musulmans comme des demi-bêtes féroces (un peu comme Bokito, le plus célèbre gorille des Pays-Bas) qui vont sauter par dessus la clôture de la raison à la moindre provocation et perturber la paix publique dans leur frénésie collective.
Pour le cabinet, les Musulmans ne peuvent être tenus en échec que si on évite de les traiter comme des adultes responsables, de les contredire, de leur poser des questions difficiles au sujet de leur religion, et si on parle d’eux positivement ; tout en créant en même temps une myriade de plans d’intervention d’urgence pour des scénarios de crise parce qu’un film se trouve à parler de leur Livre Saint.
C’est comme dans le cas du gorille Bokito, qui a été mis derrière des barreaux élevés dans un zoo tout en étant fébrilement cajolé. Cette attitude est appelée le « respect » envers les musulmans. Je me demande ce que les musulmans pensent d’être vus de cette manière ?
Respect hypocrite
Qui insulte les musulmans ici ? Le député démocratiquement élu qui leur pose de douloureuses mais très pertinentes questions sur leur religion, ou le gouvernement néerlandais qui se méfie d’eux tout en avouant être respectueux de leur religion ?
M. Wilders a promis de lancer une campagne nationale de débats avec les musulmans après le lancement de son film. C’est plus respectueux envers les musulmans que toutes les prédictions de catastrophes sur leur tête. On peut présumer que le Musulman hollandais est raisonnable. Il vit dans un pays libre où il peut choisir de ne pas lire, écouter ou afficher des textes, des sons et des images qui lui sont déplaisants ou pénibles.
Le fait qu’il existe des personnes aux Pays-Bas tels que Mohammed Bouyeri qui choisissent de réagir avec une dague ne signifie pas que tous les musulmans aux Pays-Bas vont naturellement réagir de la sorte. Le cabinet ne peut pas confondre prématurément les 6% de musulmans qui sont caractérisés comme dangereux avec les autres 94%.
Au contraire, le cabinet devrait présenter aux musulmans les paroles que le sous-ministre Ahmed Aboutaleb, un musulman, a énoncées clairement dans le programme de télévision Pauw & Witteman : « les musulmans doivent réfléchir à la crainte suscitée par leur religion. La majorité des musulmans restent muets et ce n’est pas bon. Nous avons choisi les Pays-Bas précisément à cause de la liberté qui y prévaut. Ceci doit être dit. Les voix des musulmans qui prennent leur distance de l’extrémisme me manquent ». Ceci est la réaction appropriée à la question centrale de Fitna.
Article relatif : Le dessous des cartes - Islam
Interview de Geert Wilders en français
La Fédération Islamique Néerlandaise (NIF) perd son procès en référé contre Wilders
jeudi 10 avril 2008 par Guillaume
Dans son jugement en référé du 7.4.2008 le Tribunal en référé de Gravenhage estime que Geert Wilders a projeté son film « Fitna » en restant dans les limites de la loi et rejette la requête introduite par la Fédération islamique néerlandaise.
Les déclarations de Geert Wilders sont, selon le jugement en référé, une contribution au débat public survenu depuis le 11/09, concernant la position de l’islam aux Pays-Bas, l’extrémisme musulman et les problèmes d’intégration, interdire le lien entre l’islam et le fascisme serait équivalent à une censure préventive.
Le juge en référé estime que les déclarations de Geert Wilders ont un rapport direct avec ses convictions politiques et qu’il doit pouvoir émettre son point de vue.
Le juge en référé estime :
1. qu’on ne peut pas dire que l’assigné, Geert Wilders appelle à la haine ou à la violence contre les musulmans par les formulations choisies, bien qu’elles soient provocatrices ;
2. qu’une interdiction générale de faire, dans le futur, des déclarations identiques à celles que Geert Wilders a faites, serait une atteinte inacceptable à la liberté d’expression de l’assigné, équivalant à une censure préventive ;
3. qu’il pouvait traiter le prophète Mahomet de « barbare », sans enfreindre la loi ;
4. qu’il peut comparer l’islam et le Coran avec le fascisme et le livre « Mein kampf d’Adolph Hitler » et qu’il peut donc dire que le Coran est un livre fasciste ;
5. que l’exactitude des passages du Coran, décrits par Geert Wilders, pour étayer sa qualification du prophète Mahomet comme « barbare », n’a pas été réfutée par le NIF ;
6. que le terme « fascisme » utilisé par Wilders ne doit pas être expliqué de façon tellement restrictive qu’il n’aurait de rapport qu’avec l’Holocauste et autres méfaits de l’Allemagne nazie, mais qu’il doit plutôt être vu comme un concept de rassemblement d’idéologies avec des principes embrassant un système politique totalitaire, qui ne laisse point d’espace, à ceux qui pensent autrement ;
7. que Geert Wilders n’avait pas à présenter ses excuses dans les journaux néerlandais pour ce qu’il a déclaré.
Pour la terminologie, le contenu exact du jugement en référé et sa portée juridique, il y a lieu de consulter évidemment le jugement lui-même en néerlandais.
Le juge en référé a sauvé la liberté d’expression et d’opinion aux Pays-Bas, c’est-à-dire la démocratie. On ne peut concevoir dans un pays libre qu’il y ait une censure préalable. On ne peut concevoir qu’il serait interdit d’exprimer son opinion sur une idéologie religieuse, qu’elle soit musulmane, chrétienne, hindoue, bouddhiste, etc. Ce serait la fin de nos libertés fondamentales...
Une religion n’est pas une race, il faut le rappeler constamment à ceux qui tentent de faire croire le contraire. Une religion ne peut être soustraite au droit de critique (...)
Guillaume
Source : fairelejour.org






Poster un nouveau commentaire