Guadeloupe et DOM : Les importateurs font la loi

 

Reçue à l'Elysée jeudi dernier avec les élus d'Outre-Mer, Christiane Taubira est très critique à l'égard des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, qui répondent « assistanat » (les 280 millions d'euros de RSA) à des revendications qui concernaient l'exploitation. De même, elle explique que le silence de Michèle Alliot-Marie depuis le début de la crise en Guadeloupe est très mal ressenti par les Français d'Outre-Mer qui y voient une forme de mépris. Pour Christiane Taubira, ce silence est un aveu de désintérêt, de même que la seule réponse donnée par la ministre de l'Intérieur et des Dom-Tom : l'envoi de gendarmes. « En Guadeloupe, historiquement, les crises ne donnent pas lieu à des négociations mais à de la répression », déplore-t-elle. Et d'en déduire que les territoires d'Outre-Mer sont encore considérés comme des territoires d'exception. Notamment à cause de l'attitude des importateurs en situation de monopole : « Ce sont les forces de l'importation qui détiennent ces territoires et ont intérêt à ce qu'ils restent des territoires captifs »...

La Cause du Peuple - Vidéo 65mn34

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Guadeloupe et DOM : Les importateurs font la loi

Reçue à l'Élysée jeudi dernier avec les élus d'Outre-Mer, Christiane Taubira, députée apparentée PS de Guyane, est très critique à l'égard des mesures annoncées par Nicolas Sarkozy, qui répondent « assistanat » (les 280 millions d'euros de RSA) à des revendications qui concernaient l'exploitation. De même, elle explique que le silence de Michèle Alliot-Marie depuis le début de la crise en Guadeloupe est très mal ressenti par les Français d'Outre-Mer qui y voient une forme de mépris. Pour Christiane Taubira, ce silence est un aveu de désintérêt, de même que la seule réponse donnée par la ministre de l'Intérieur et des Dom-Tom : l'envoi de gendarmes. « En Guadeloupe, historiquement, les crises ne donnent pas lieu à des négociations mais à de la répression », déplore-t-elle. Et d'en déduire que les territoires d'Outre-Mer sont encore considérés comme des territoires d'exception. Notamment à cause de l'attitude des importateurs en situation de monopole : « Ce sont les forces de l'importation qui détiennent ces territoires et ont intérêt à ce qu'ils restent des territoires captifs »...

L'exception, c'est aussi ce qui caractérise les politiques de discrimination positive, que Christiane Taubira qualifie de « grosse connerie ». Ne serait-ce que parce que, si l'affirmative action peut avoir un sens aux États-Unis, elle n'en a pas en France, où les communautés noires n'ont pas la même histoire que les Afro-américains. Et d'ailleurs, demande-t-elle, qu'est-ce que la « discrimination positive », quel est le contenu de cette proposition ? « Si c'est nommer un préfet musulman, un journaliste noir et d'en faire tout un plat, ça ne règle rien » car ça ne corrige pas les vraies inégalités. Qui sont sociales avant tout.

Guadeloupe : derrière la vie chère, le chômage

Après 24 jours de grève générale, la tension n'a pas baissé en Guadeloupe où, pour la première fois des échauffourées ont eu lieu entre manifestants et policiers après la mise en place de barrages routiers. Une quarantaine de personnes ont été interpelées alors que neuf intellectuels antillais appelaient à l'émergence d'une force politique de renouvellement.

Mardi 17 Février 2009

« Profitation », c’est le mot qui désigne la tempête qui secoue la Guadeloupe depuis près d’un mois. Au-delà des revendications de contrôle des prix et de hausses des salaires exprimées en Guadeloupe par le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP, Rassemblement contre l’exploitation outrancière) et en Martinique par le Collectif du 5 février, c’est toute une architecture économique et sociale qui se trouve ici dénoncée.
Comme le note le site "actuchomage" « Si les revendications principales des collectifs de lutte guadeloupéens, martiniquais, guyanais et réunionnais tournent autour des salaires et de la vie chère, le fléau numéro un dont sont victimes ces populations reste… le chômage ».

En 2008, les quatre départements français d'Outre-mer (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane) affichaient tous des taux de supérieurs à 22% et jusqu’à 25% pour la Réunion, contre 7,2% à l’époque en métropole. Des chiffres souvent sous-estimés.

Barrages routiers et pétitions anti-blocages

Sur place, après 24 jours de grève générale, le LKP qui dénonce « la désinvolture et le mépris de l’État français vis à vis du Peuple Guadeloupéen et de ses représentants » n’a pas l’intention d’abandonner la lutte. Des grévistes ont érigé lundi dès l'aube des barrages routiers en bloquant les principaux axes ainsi que les accès à certains centres économiques et commerciaux de l'île.

Quelques voix discordantes se font entendre, notamment au travers de pétitions diffusées sur le web. le blog Guadeloupe Attitude relaye ainsi une pétition contre le blocage de l’Ile : « Les Guadeloupéens veulent vivre et se moquent bien des blocages annoncés » écrit le site qui dit avoir recueilli plus de 5.000 signatures. De son côté, le patronat parie sur le pourrissement du mouvement et la lassitude de l’opinion publique.

L'outre-mer, territoire oublié de la République ?

Les deux parties, en appellent à la responsabilité de l’État, pourquoi pas une visite de Sarkozy, d’habitude si prompt à se rendre sur un fait-divers en métropole…Ou à tout le moins s'étonnent du silence de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur mais également de l'Outre-mer qui n’a encore fait aucune déclaration sur le sujet.

Un simple constat qui donne une certaine valeur aux propos de la députée de Guyane Christiane Taubira dans le "JDD" : « L'Outre-mer n'est pas une danseuse chère à entretenir mais un territoire oublié de la République ou plutôt un territoire spolié, miné par les pratiques frauduleuses, les positions de monopole et la concentration du pouvoir économique ».

Un mouvement qui doit fleurir en vision politique

Dans un manifeste publié par "Le Monde", neuf intellectuels antillais distinguent dans ces mouvements de lutte une lassitude aussi à être considéré comme étranger dans son propre pays. Les auteurs appellent à la mise en place de sociétés post-capitalistes : « Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du Marché, mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l'instrumentalisant de la manière la plus étroite ».

Utopique certes mais politique aussi lorsqu’ils s’évertuent à dépasser le sempiternel déterminisme d’un passé esclavagiste : « Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances ».

Source : Mariane2.fr

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Rencontre avec les présidents des collectivités et les parlementaires des départements d'Outre-mer

Le Président de la République a reçu, jeudi 19 février 2009, à 17h00 au Palais de l’Elysée, les présidents des collectivités locales et les parlementaires des départements d’Outre-mer, en présence du Premier ministre, M. François FILLON, de Mme Michèle ALLIOT-MARIE, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, de M. Yves JEGO, Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer, et de M. Patrick KARAM, Délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français de l’Outre-mer.

Ont participé à cette réunion :

• M. Alfred ALMONT, Député UMP de la Martinique
• M. Jean-Etienne ANTOINETTE, Sénateur Divers Gauche de la Guyane
• Mme Huguette BELLO, Députée Gauche démocrate et républicaine de La Réunion, membre du PC réunionnais
• Mme Chantal BERTHELOT, Députée PS de la Guyane
• Mme Nassimah DINDAR, Présidente du Conseil général de La Réunion, membre de l'UMP
• M. Jean-Claude FRUTEAU, Député PS de La Réunion
• M. Jacques GILLOT, Président du Conseil général de la Guadeloupe, apparenté PS, membre de Guadeloupe unie, socialisme et réalités
• Mme Gélita HOARAU, Sénatrice PC de La Réunion
• M. Antoine KARAM, Président du Conseil régional de la Guyane, membre du PS guyanais
• M. Serge LARCHER, Sénateur de la Martinique, apparenté PS
• M. Patrick LEBRETON, Député PS de La Réunion
• M. Serge LETCHIMY, Député apparenté PS de la Martinique, leader du Parti progressiste martiniquais (PPM prônant l'autonomie de la Martinique)
• M. Claude LISE, Président du Conseil général et Sénateur de la Martinique, apprenté PS
• Mme Gabrielle LOUIS-CARABIN, Députée UMP de la Guadeloupe (proche de Nicolas Sarkozy et ennemie de Lucette MICHAUX-CHEVRY)
• M. Victorin LUREL, Président du Conseil régional et Député PS de la Guadeloupe
• M. Louis-Joseph MANSCOUR, Député PS de la Martinique
• Mme Jeanny MARC, Députée PS de la Guadeloupe
• M. Alfred MARIE-JEANNE, Président du Conseil régional et Député apparenté PS de la Martinique, leader du Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM)
• M. Daniel MARSIN, Sénateur PS de la Guadeloupe
• Mme Lucette MICHAUX-CHEVRY, Sénateur UMP de la Guadeloupe (amie personnelle de Jacques CHIRAC. Lors de la Grève générale des Antilles française de 2009, Lucette Michaux-Chevry appelle tous les élus de la Guadeloupe de monter un front uni contre le président Sarkozy et de modifier profondément la politique mise en place dans les départements d'Outre-mer par le gouvernement et les relations avec la métropole - NDLR)
• M. Georges PATIENT, Sénateur de la Guyane, apparenté PS
• Mme Anne-Marie PAYET, Sénatrice Union Centriste de La Réunion (proche du MoDem)
• M. Didier ROBERT, Député UMP de La Réunion
• Mme Christiane TAUBIRA, Députée PRG de la Guyane, apparentée PS
• M. Alain TIEN-LIONG, Président du Conseil général de la Guyane, membre du MDES (mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale), parti indépendantiste guyanais apparenté PS
• M. Jean-Paul VIRAPOULLE, Sénateur UMP de La Réunion

A l’issue de cette rencontre, le Président de la République a fait une déclaration sur RFO.

Sarkozy recule en semant des billets

94ème semaine de Sarkofrance. La crise a provoqué une grave défaite idéologique du Président et de son programme électoral. Sarkozy navigue à vue, et surtout à l'esbrouffe, sans vraie cohérence.

Deux secrétaires d'État ont cédé ces derniers jours. Yves Jego a dû se réfugier en France, abandonnant la négociation en Outre-Mer à deux médiateurs imposés par le Premier Ministre. Après la Guadeloupe, la Martinique, voici la Réunion et la Guyane qui se joignent au mouvement. Yves Jego a avoué se sentir inutile. Chaque jour de silence présidentiel qui passe a aggravé la situation. [...]

Jeudi, le chef de l'Etat a tenté d'effacer un mois de silence présidentiel sur les « évènements » de Guadeloupe : une enveloppe de 580 millions d'euros qui masque un vrai recul : l'État financera bien une hausse de salaire de 200 euros environ. Sarkozy ne lâche pas le mot. Il préfère parler de « prime déchargée de cotisations sociales » pendant 2 ans. Et il promet de venir sur place, pour inaugurer des « états généraux » de l'Outre-Mer. Mais les DOM sont comme l'environnement, ils ont moins besoin d'un Grenelle que d'actions concrètes. [...]

Mais la justice sociale peut attendre

Au-delà de ses annonces en cascades, le chef de l'État n'a en fait cédé sur rien d'essentiel. Il répète à l'envie qu'il comprend les souffrances, qu'il connaît les difficultés. Mais il ne cède pas sur le fonds.

Premièrement, le monarque a prévenu : « les réformes doivent continuer », et notamment celles de l'hôpital, des lycées, des universités, de la formation professionnelle. Pas touche au bouclier fiscal, aux défiscalisations d'heures supplémentaires, aux offres raisonnables d'emploi, à la suppression progressive des pré-retraites, et aux franchises médicales.... Cette semaine, l'assemblée nationale a d'ailleurs adopté la loi « libérale » de Christine Boutin sur le logement, aussitôt dénoncée par le DAL. Médecins, enseignants, chercheurs, fonctionnaires, retraités, salariés du privé, vous pouvez maintenir votre rendez-vous social du 19 mars prochain !

Deuxièmement, les engagements de « cogestion » avec les organisations syndicales sont surtout des vœux pieux : Sarkozy demande simplement aux partenaires sociaux de mettre à l'ordre du jour de leurs discussions du second semestre la gouvernance d'entreprise, la réforme des élections prudhommales et l'égalité homme-femme. Lui qui est prêt à réformer « le système financier international » n'ose pas s'aventurer dans les coulisses des entreprises du pays...

Troisièmement, on dirait que Sarkozy fait semblant de menacer les grandes entreprises, les banques ou leurs dirigeants. A chaque excès un peu trop voyant, il pousse un cri mais s'en remet à leur bonne volonté tantôt du Medef tantôt des actionnaires. Cette fois-ci, il a « invité » les banques à faire preuve de clémence créancières contre les nouveaux chômeurs. Mais le jour même, ce funeste 18 février, deux d'entre elles annoncent des dividendes confortables pour leurs actionnaires. D'ailleurs, Sarkozy n'a rien dit des quelques 6 milliards d'euros de dividendes que l'État devrait toucher des entreprises publiques dont il est actionnaire ? Pareillement, il s'en remet aux partenaires sociaux pour négocier l'indemnisation à 75% du chômage partiel.

Quatrièmement, Sarkozy sape le système fiscal français : en exonérant (partiellement) d'impôt sur les revenus 4 à 6 millions de ménages modestes, il s'attaque à l'impôt le plus redistributif du pays, et évite de parler ... du bouclier fiscal ou de la TVA. Qui a noté que cette mesure coûtera 800 millions d'euros, soit exactement les estimations de remboursement d'impôts au titre du bouclier fiscal pour l'année 2008 ?

Il n'avoue pas son échec idéologique

Élu sur le fameux thème « travailler plus pour gagner plus », Nicolas Sarkozy avait déjà battu retraite il y a un an, un jour de janvier 2008 quand il avouait devant des journalistes souriants que « les caisses étaient vides ». Sa loi « Tepa », son « pâté » fiscal, a cumulé toutes les aberrations et les injustices du moment : en défiscalisant les heures supplémentaires, il flingua l'intérim et aggrava la crise de l'emploi plus tôt que chez nos voisins européens. En défiscalisant les intérêts d'emprunt immobilier, il prolongea un peu plus la bulle immobilière avant son effondrement en septembre dernier. En protégeant les plus riches d'un aimable bouclier fiscal abaissé à 50% des revenus annuels, il acheva le mythe d'une révolution conservatrice équitable. Quand la crise « mondiale » frappa les esprits et les bourses, le monarque capitula. Place à la relance « par l'investissement », exit le travail et les travailleurs ! Face à la crise, Sarkozy ne voulait aider que les employeurs et le capital. A l'automne, il tentait de faire bonne figure à l'étranger. Mais la présidence européenne terminée, le roi se retrouve nu comme un vers.

Il ne tire pas les leçons de l'étranger

Il n'y a qu'à observer nos voisins occidentaux pour mesurer les limites de l'action de Nicolas Sarkozy. Primo, le chef de l'État a raison de rappeler que la situation française est plus enviable que celles des pays anglo-saxons. Mais il n'y est pour rien. La France conserve quelques filets sociaux que Sarkozy parvenu au pouvoir s'empressait de vouloir détruire au prétexte que « l'État est devenu trop lourd ».

Secundo, certains de nos voisins ont montré un activisme plus fort et plus déterminé. Aux États Unis, Barack Obama vient d'annoncer un plan de 75 milliards d'euros pour venir en aide à 7 à 9 millions de propriétaires américains menacés de saisie de leur logement. Ramené au PIB français (1/7ème du PIB américain), un tel plan se chiffrerait à 8 à 10 milliards d'euros en France !! Au lieu de quoi, Nicolas Sarkozy se contente « d'inviter » les banques à modérer leurs échéances de remboursement vis-à-vis des foyers frappés de chômage partiel... Quand on découvre que la BNP et la Société Générale verseront respectivement 900 millions et 700 millions de dividendes à leurs actionnaires contrairement aux annonces présidentielles du 18 février, on mesure mieux combien le chef de l'État est entendu...

Autre exemple, la lutte contre les paradis fiscaux. Gordon Brown entend attaquer directement les évasions fiscales individuelles vers la Suisse. Nicolas Sarkozy n'a jamais eu cette audace. Il préfère rester flou.

La presse étrangère ne s'y trompe pas. Un éditorialiste du "Temps", le quotidien suisse, raille la récente exigence protocolaire du Monarque de figurer à la droite du secrétaire général de l'OTAN en avril prochain pour le 60ème anniversaire de l'organisation atlantique. En Allemagne, "Die Zeit" pense que Sarkozy doit « se réinventer » dans un pays devenu « ingouvernable ». Le britannique "Financial Times" juge que « l'UMP est hantée par les révoltes sociales de Mai 1968 et les mobilisations sociales de grande ampleur qui ont paralysé le gouvernement de centre-droit en 1995 et 2006 ».

Il n'a plus le sens de la mesure

Finalement, Nicolas Sarkozy semble surtout perdre le sens de la mesure. Tous les jours, une anecdote plus ou moins significative révèle que le chef de l'État pense à ses proches et alliés, ou à lui même, davantage qu'au pays. Pensez aux symboles de la semaine : la défense d'un ministre ancien consultant pour des dictatures africaines (Bernard Kouchner - NDLR), une grâce pour un ancien fidèle coupable de trafic d'armes (Jean-Charles Marchiani - NDLR), un parachute parlementaire pour le nouveau patron de l'UMP (Xavier Bertrand - NDLR), une augmentation salariale pour un débauché de l'ouverture (Jean-Pierre Jouyet - NDLR), un week-end au ski à Mégève (Nicolas Sarkozy, en visite aux Mondiaux de ski alpin à Val d'Isère - NDLR) quand la Guadeloupe brûle. Voici « le seul chemin qui vaille », « celui de l'effort, de la justice, du refus de la facilité ». Jeudi 19 février, quand Nicolas Sarkozy s'est déplacé dans un petit village du Maine-et-Loire de 1.600 habitants au nord d'Angers (Nicolas Sarkozy à Daumeray - NDLR), pour parler d'agriculture, il était accompagné de... 700 policiers et gendarmes venant du Raid (Unité d'élite de la police nationale), du GIPN (Groupement d'intervention de la police nationale), une quinzaine de fonctionnaires de police en civil, un hélicoptère de surveillance, de l'habituel GSPR (Groupe de Sécurité du Président de la République), de 4 escadrons de gendarmes mobiles (230 hommes), et de 170 CRS. Plus de mille invités triés sur le volet (possesseurs de la carte de l'UMP, présentation de 2 pièces d'identité, plus des cars de militants spécialement affrétés pour son déplacement - NDLR) ont pu assister à l'intervention filmée du Président dans la salle des sports. Quel est donc l'enjeu de s'afficher ainsi sur le « terrain » ?

Cet homme-là a-t-il encore le sens de la mesure ?

Source : Marianne2.fr

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