Sarko : la monarchie élective
Parce qu'il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.
* Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
* Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
* Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
* Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
* Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
* Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
* Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
* Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.
La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle...
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Nicolas Sarkozy / Libération : réglement de comptes (8/01/2008)
Vers une monarchie élective ?
Au cours de son intervention, Laurent Joffrin (Libération) a rappelé l'omniprésence médiatique du chef de l'État. Ce dernier est à l'origine de la plupart des initiatives gouvernementales, la plupart des ministres sont relégués au second plan. En aout 2007, Nicolas Sarkozy avait même rabaissé François Fillon au rang de collaborateur. Laurent Joffrin termine alors son intervention par une question provocatrice : « Est-ce qu'au fond vous n'avez pas déjà changé la constitution en instaurant une forme de monarchie élective ? »
Nicolas Sarkozy (voeux à la presse) : « Monarchie, ça veut dire héréditaire. Vous croyez que je suis donc le fils illégitime de Jacques Chirac, qui m'a mis sur un trône ? Monsieur Joffrin, un homme cultivé comme vous, dire une aussi grosse bêtise. Moi, issu de la monarchie ? Okay, alors si la monarchie c'est l'élection, c'est plus la monarchie, Monsieur Joffrin. Ah non ! Excusez-moi Monsieur Joffrin, les mots ont un sens. Ils doivent l'avoir pour vous s'ils l'ont pour moi. Soit c'est une monarchie, donc c'est l'hérédité. Dans ce cas là j'aimerais qu'on m'explique de qui je suis l'héritier (...) Soit c'est l'élection et dans ce cas là c'est pas la monarchie. »
N'en déplaise à Monsieur Sarkozy, une monarchie peut être élective. Ce fut la cas en France et, de façon plus pérenne, en Pologne.
Dur dur de parler sans Henri Guaino pour tenir la plume...
Le gouvernement : de simples collaborateurs
Nicolas Sarkozy a répondu avec beaucoup d'ironie à une question d'un journaliste « en situation fragile ». Faisant implicitement référence aux difficultés économiques que traverse Libération, le chef de l'État a notamment déclaré : « Vous devez savoir ce que c'est que de travailler dans des conditions économiques difficiles. Vous devez savoir ce que c'est la difficulté de trouver un lectorat, un public, d'avoir la confiance de ceux qui vous élisent ou de ceux qui vous lisent ».
L'échange a été vif, Laurent Joffrin a été malmené.
Au passage, dans sa réponse, Nicolas Sarkozy a mis au défi quiconque de trouver une trace dans un journal du qualificatif de « collaborateur » en parlant de François Fillon. Manque de chance, cela a été facile de retrouver ses propos. C'était le 21 Août 2007, Nicolas Sarkozy avait reçu des journalistes de la presse régionale et avait fait la déclaration suivante : « Le premier ministre est un collaborateur (...), le patron c'est moi (...) je suis payé pour décider, je décide ».
Appel pour une vigilance républicaine (14/02/2008)
Parce qu'il se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.
* Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.
* Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.
* Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.
* Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.
* Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture.
* Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.
* Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.
* Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.
La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle.
Dix-sept personnalités de presque tout l'échiquier politique signent un « Appel pour une Vigilance Républicaine » critiquant le mode opératoire du Président. Les signataires dénoncent notamment les positions du chef de l'État en matière de politique étrangère, religion ou liberté de la presse.
Ils disent avoir « en commun un certain nombre de convictions et de valeurs » et entendent réaffirmer « leur attachement au principe républicain » et « leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective ».
En référence à la position de Sarkozy sur la religion, ils rappellent « leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante » mentionnent au passage l'importance de « l'indépendance de la presse et du pluralisme de l'information » et évoquent la nécessité d'« une politique étrangère digne, attachée à la défense des droits des peuples, soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXIe siècle ».
Reconnaissant avoir « sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes », les signataires, en tête desquels figure l'ancien chef de cabinet du général de Gaulle, Pierre Lefranc, s'engagent « à défendre séparément où ensemble ces impératifs comme toujours ce fut fait au cours de l'histoire de la République ».
Débat Jean-François Kahn - Jean-Michel Aphatie au Grand Journal Canal+ (21/02/2008)
Après l'Appel à une Vigilance Républicaine paru dans le numéro 565 de Marianne du 16 février 2008, signé par des leaders politiques de tous bords (Ségolène Royale, François Bayrou, Noël Mamère, Dominique de Villepin...et même un sarkoziste Maurice Leroy qui s'est retiré ensuite), Jean-Michel Aphatie (chroniqueur à Canal+ et journaliste à RTL) s'en est pris violemment à l'initiative de Marianne et à son ex-directeur Jean-François Kahn. Par cette pétition, Aphatie sous-entend qu'il s'agit de dénoncer une dérive anti-républicaine du président en soulignant les aspects autoritaires, personnels et autocratiques de Sarkozy, ce qu'il conteste. Ce débat est un « droit de réponse » de Jean-François Kahn qui confirme la question posée au président par Laurent Joffrin le 8 janvier 2008 lors de sa conférence de presse à propos de la « dérive vers une monarchie élective ».
Jean-François Kahn reproche à Aphatie de cacher, sous couvert d'indépendance et de neutralité, ses opinions qui se situent « à droite de Sarkozy ».
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Allons-nous vers un régime totalitaire ?
Bonjour,
Casse du système hospitalier, casse du système éducatif, casse des 35H, politique d'immigration honteuse, casse des retraites, copinage avec des dictateurs : souvent j'ai l'impression que NervouS cherche l'affront, une guerre civile pour justifier l'installation d'un régime totalitaire.
Maxbault
La Vie est belle
Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 Art 35 : "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
htt
(...) quand il y a une
(...) quand il y a une erreur, je payes, et je payes cash... c'est ça la démocratie.
Je ne voudrai pas me vanter, mais quand je constate une erreur, je tente de la réparer.
Il est vrai que la classe bourgeoise, à ses propres méthodes et qu'elle a du répondant.
Où l'on voit que la démocratie est un concept flouée par l'oligarchie du béton, des médias et de la finance. Pas d'argent pour les ministères nécessiteux, les caisses sont vides.
Réponse du pouvoir: Nous n'y pouvons rien, la BCE est indépendante.
Nous n'y pouvons rien, l'Europe est partie prenante.
Nous n'y pouvons rien, la mondialisation est galopante.
1000 soldats supplémentaire pour le bourbier afghan, c'est ça la démocratie.
Le manipulation de l'opinion, c'est ça la démocratie.
Ah ça ira...