Droit Au Logement : Brutalités policières Rue de la Banque
Mercredi 25 février, de nombreux CRS sont toujours en position autour des familles devant le 24 rue de la Banque. 2 personnes, dont une des principales déléguée, ont été hospitalisées et 4 mères de familles sont légèrement blessées suite à l’intervention de la police, venue en grand nombre pour dégager la chaussée occupées par les familles en lutte du camp de la rue de la Banque, une heure plus tôt. Lors de la réunion de mardi soir, où devait être signé l’engagement de relogement, les représentants de l’État ont opéré un volte face qui remet en cause l’accord de principe, établi le 13 février en présence du Directeur de Cabinet. Depuis 10 semaines, 4 réunions ont été mises sur pied, soit un délai moyen de 3 semaines entre chaque réunion, pendant que ces mères de familles ont affronté le froid tout l’hiver. Une fois de plus la force et la brutalité priment. Depuis le début de cette lutte, la répression est utilisée pour réduire le mouvement et décourager ces familles...
La Cause du Peuple - Vidéo 7mn40
Dimanche 8 février 2009 - Solidarité des artistes pour les familles du DAL
PARIS, 8 fév 2009 (AFP) - Plusieurs personnalités sont venues apporter dimanche leur soutien aux familles mal-logées qui campent rue de la Banque depuis le 14 décembre pour exiger que « les promesses de relogement du gouvernement soient tenues ».
Josiane Balasko, Bénabar, Mgr Jacques Gaillot, Dan Franck et Guy Bedos ont tour à tour pris la parole rue de la Banque (IIème) pour dénoncer l’indignité de voir ainsi des familles à la rue. Quelque 300 personnes campent depuis le 14 décembre pour exiger de « vrais logements, la plupart des familles étant hébergées dans des hôtels ou des foyers. Les 300 personnes qui sont là ne sont que la partie émergée de l’iceberg », a dit l’actrice Josiane Balasko qui a interpellé une nouvelle fois la gauche. « Ce n’est pas nous qui pouvons arranger les problèmes du logement. Nous, nous ne passons que des messages, c’est à l’opposition de faire son boulot ! », a-t-elle lancé.
Mgr Jacques Gaillot, lui aussi soutien fidèle du campement de la rue de la Banque, a remarqué que « le président Sarkozy, lors de sa conférence de presse, de jeudi, n’a pas eu un seul mot pour le logement. C’est triste », a-t-il dit, « ces familles qui vivent à l’hôtel parfois depuis huit ans. C’est triste surtout pour les enfants qui sont privés de leur vie d’enfants... »
« On a trouvé des milliards pour sauver les banques et on ne peut pas en trouver un petit peu pour loger les gens », s’est pour sa part exclamé l’écrivain Dan Franck. Le porte-parole du Dal (Droit au logment) Jean-Baptiste Eyraud a dit qu’il serait reçu mardi au ministère du Logement pour demander « un avenant à l’accord de relogement conclu le 14 décembre 2007 », afin que toutes les familles soient effectivement logées. Parmi les familles qui campent rue de la Banque, certaines ont reçu la promesse d’être relogées après avoir campé des mois, l’an dernier, rue de la Banque (accord de décembre 2007).
Mardi 10 février 2009 - Camp de la rue de la Banque
La réunion au Ministère du logement est reportée au vendredi 13 février à 17h00 : le Ministère a reporté la réunion sur le relogement des campeurs de la rue de la Banque à vendredi prochain, en fin d’après midi, après la lecture de la loi Boutin à l’Assemblée Nationale. Les familles mal-logés se mettent à l’abri pendant la tempête. Afin d’écarter tout danger, les sans logis sont retournés dans leurs hébergements et leurs taudis pour passer la nuit.
Vendredi 13 février 2009 - Avancée pour les mal-logés de la rue de la Banque
Le porte-parole de Droit au logement Jean-Baptiste Eyraud a annoncé vendredi soir que le dossier des mal-logés de la rue de la Banque à Paris vient de connaître une « avancée significative » après une rencontre avec les services de la ministre du Logement Christine Boutin. Un avenant à l’accord de relogement conclu le 14 décembre 2007 sur le relogement des familles pourrait être signé le 24 février, a précisé Jean-Baptiste Eyraud à l’issue d’une réunion avec le directeur de cabinet de Mme Boutin. Le Dal doit remettre dans les prochains jours une liste des familles concernées, liste à laquelle doivent s’ajouter de nouvelles familles qui ont fait l’objet d’un avis favorable dans le cadre de la loi Dalo (droit au logement opposable).
Jeudi 19 février 2009 - 10ème semaine de Campement rue de la Banque
Toujours dans l’attente de la signature d’un accord, les sans logis et les personnes déclarées prioritaires par la commission DALO maintienne le campement, et sont entrées depuis dimanche dernier dans leur dixième semaine de lutte... Environ 90 personnes ont passé la nuit dernière sous les bâche. Soutien sur place de Dany Cohn Bendit, candidat des Vert européens Vendredi 20 février à 10h00, au Ministère de la Crise du Logement, 24 rue de la banque.
Lundi 23 février 2009 - Négociations avec le ministère du logement
Le camp de la rue de la Banque rentre dans sa 10ème semaine de lutte. Mardi poursuite des négociations avec le ministère du logement. Les familles de la rue de la Banque ont entamé leur 10e semaine de campement, par un repas en commun dimanche après midi. Un rendez-vous a été confirmé par le Ministère du logement mardi à 18h00, au cours duquel pourrait être signé un avenant à l’accord du 14 décembre 2007, si le Ministère du logement satisfait aux revendications des familles. Une AG avec les familles aura lieu rue de la Banque dès la sortie de la délégation, afin de déterminer la poursuite du mouvement, ou sa suspension. Les familles sont fatiguées par ces deux mois et demi passés dans le froid, mais restent confiantes et déterminées. Rassemblement de soutien mardi soir à 20h00 au Ministère de la Crise du Logement, 24 rue de la Banque (Métro Bourse).
Mercredi 25 février 2009 - Le Ministère du logement fait volte face
Rue de la banque, le Ministère du logement fait volte face : Une troisième rencontre a eu lieu mardi en soirée, de 18h30 à 22h00, au Ministère du logement, avec les représentants des familles du deuxième camp de la rue de la banque installé depuis le 14 décembre, et les représentants du Ministère (Directeur adjoint de cabinet et conseillers). Après avoir accepté un accord le 13 février, pour le relogement des ménages participants au mouvement, le Ministère du logement revient en arrière et refuse de reloger une grande part des familles qui ont rejoint le mouvement, depuis le 14 décembre. D’autres points ont été actés, mais rien ne prouve désormais que le ministère les confirmera par écrit. Une prochaine rencontre devrait avoir lieu la semaine prochaine, en présence du Directeur de cabinet. A l’issue d’une Assemblée Générale tardive, les familles concernées ont décidé de poursuivre leur lutte, qui dure depuis 73 jours, et de lancer des initiatives dans les prochains jours.
Mercredi 25 février - Volte face du Ministère et brutalités policières
Nombreux CRS toujours en position autour des familles. 2 personnes, dont une des principales déléguée, ont été hospitalisées et 4 mères de familles sont légèrement blessées suite à l’intervention de la police, venue en grand nombre pour dégager la chaussée occupées par les familles en lutte du camp de la rue de la Banque, une heure plus tôt. Lors de la réunion hier soir, où devait être signé l’engagement de relogement, les représentants de l’État ont opéré un volte face qui remet en cause l’accord de principe, établi le 13 février en présence du Directeur de Cabinet. Ce retournement est de nature à décrédibiliser les autres engagements. Les familles, le DAL et le CDSL ont décidé d’occuper la chaussée devant le 24 rue de la Banque, pour la signature d’un engagement au plus vite, conforme aux modalités définies ultérieurement. Depuis 10 semaines, 4 réunions ont été mises sur pied, soit un délai moyen de 3 semaines entre chaque réunion, pendant que ces mères de familles ont affronté le froid tout l’hiver. Une fois de plus la force et la brutalité priment. Depuis le début de cette lutte, la répression est utilisée pour réduire le mouvement et décourager ces familles.
Source : Droit Au Logement
Pétition « Contre la condamnation du DAL »
Le Tribunal de police de Paris a condamné l’association « Droit au Logement » à payer 12.000 euros d'amende, et lui a confisqué 318 tentes ainsi que des couvertures, arrachées à quatre reprises par la police aux familles sans logis lors de leur campement rue de la Banque, fin 2007. Le gouvernement s'était alors engagé par écrit à reloger dans un délai d'un an les 374 familles concernées.
Nous dénonçons cette décision de justice diligentée par l'État car :
• Elle vise à museler le DAL qui, depuis 18 ans, combat pour ce droit fondamental, interpelle les différents gouvernements et a obtenu le relogement de dizaines de milliers de familles sans toit.
• Elle est destinée à décourager les associations de défense des sans-toit, et les sans-logis qui relèvent la tête.
• Elle reproche au DAL d’avoir laissé des personnes « embarrasser la voie publique en y déposant ou en y laissant sans nécessité des matériaux ou des objets quelconques ».
Non seulement cette condamnation est insultante pour ceux qui souffrent de la crise du logement, en les assimilant à des « objets quelconques », mais elle pourrait, si elle reste en l'état, être utilisée contre n'importe quel sans-abri ou mal-logé dormant dans la rue.
Nous exprimons notre indignation et demandons que soient interdites les poursuites contre le DAL, et contre toute personne physique ou morale, pour ce motif. Nous exigeons que soit appliquée la loi de réquisition et que soient réalisés massivement des logements sociaux.
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