Grève nationale interprofessionnelle le 29 janvier 2009
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus.
Alors qu’ils ne sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.
Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.
Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeler les entreprises, le patronat et l’État...
La Cause du Peuple - Vidéo 0mn47
Mise à jour 31/01/2009 : Résultats des participations
Cette vidéo a été censurée par Dailymotion !!! Tsarko - pas content - exercerait-il des "représailles" ? En tous cas, vous avez là un exemple CONCRET de ce qui vous attend en matière de pressions médiatiques ! (note du webmaster)
Puisque c'est comme ça, en voici une deuxième :
Appel des organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus.
Alors qu’ils ne sont en rien responsables les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, en sont les premières victimes. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité. Surmonter cette crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’État et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations.
C’est pourquoi, les organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) appellent les salariés du privé et du public, les chômeurs et les retraités, à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier 2009 : elle donnera lieu dans tout le pays à des grèves et des manifestations. Elles appellent à agir massivement et interpeler les responsables gouvernementaux, les responsables patronaux et les employeurs pour :
- défendre l’emploi privé et public ;
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales ;
- exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités ;
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale ;
- des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité.
Déclaration commune
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus.
Alors qu’ils ne sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d’emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.
Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.
Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeler les entreprises, le patronat et l’État.
Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l’emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.
1 – Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique
De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d’emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d’activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.
C’est intolérable et inadmissible.
Les entreprises confrontées aux baisses d’activité utilisent des mesures de sauvegarde d’emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés…
Toutes ces mesures doivent être négociées dans l’objectif de préserver l’emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées.
Les entreprises doivent améliorer l’indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d’activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.
Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c’est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.
Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d’emplois et penser autrement l’évolution des services publics dont la qualité et l’emploi constituent une question centrale.
La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.
2 – Politiques salariales : améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités
Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d’entreprises, à l’accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l’investissement.
Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d’achat et une réduction des inégalités.
Les allègements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d’accords salariaux.
3- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat
Il est de la responsabilité de l’État et de l’Union Européenne de décider de politiques d’interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :
- Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d’achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d’emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.
- Une politique de développement de logement social à la hauteur de l’urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires,
- Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire,
- Des investissements ciblés, en particulier en matière d’infrastructures, d’équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l’éducation et la formation. Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d’une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l’Environnement,
- Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l’objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d’emploi. Elle doit faire l’objet d’une information et d’un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l’utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l’État.
4 – Préserver et améliorer les garanties collectives
Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l’amélioration du cadre collectif.
C’est pourquoi il faut :
- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail,
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche,
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail,
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en œuvre des réformes porteuses de progrès social.
5 – Réglementer la sphère financière internationale
Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l’opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L’Union européenne doit être au premier plan pour l’exiger.
Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l’OIT dans tous les échanges internationaux. L’aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C’est ce que demande le mouvement syndical international.
Le 5 janvier 2009
Source : États Généraux 2009, Grève Générale du 29 janvier 2009
Chiffres des participations aux manifestations du jeudi 29 janvier 2009
Bravo à tous pour cette participation massive !
Albi 13 000
Ajaccio 2 500
Angers 18 000
Angoulême 30 000
Annecy 12 000
Aurillac 3 000
Avesnes sur Helpe 100
Bar Le Duc 2 500
Bastia 2 000
Bayonne 13 000
Bergerac 3000
Besançon 10 000
Bordeaux 60 000
Bourges 7000
Brest 20 000
Brive la Gaillarde 7 000
Caen 40 000
Chalons sur Saône 6 000
Châteauroux 8 000
Chateau Thierry 1500
Cherbourg 15 000
Clermont Ferrand 50 000
Compiègne 7000
Dijon 15 000
Grenoble 60 000
Lannion 5 000
Laon 1 500
La Rochelle 7 300
La Roche sur Yon 13 000
Le Havre 25 000
Lille 35 000
Limoge 35 000
Lisieux 1 800
Lorient 20 000
Lyon 50 000
Marseille 250 000
Martigues 700
Mauriac 400
Metz 25 000
Morlaix 5 000
Montbard 1000
Montbéliard 6 000
Montpellier 40 000
Nantes 50 000
Narbonne 8 000
Nice 25000
Orléans 18 000
Paris 400 000
Périgueux 7 000
Perpignan 20 000
Pointe à Pitre 60 000
Poitiers 20 000
Puy en Velay 20 000
Quimper 12 000
Quimperlé 3 000
Reims 9 000
Rennes 50 000
Roanne 25 000
Rouen 45 000
Saint Brieuc 20 000
Saint-Flour 400
Sainte 4 500
Sarlat 1200
Segré 500
Soissons 2000
St Quentin 2000
Strasbourg 15 000
Thonon 2 000
Toulon 20 000
Toulouse 90 000
Tours 20 000
Troyes 5 000
Uzes 600
Vannes 10 000
Vierzon 4.000


La Crise
DEPUIS AU MOINS VINGT ANS, "La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus."
Je vais citer, Jacques Robin,dans "Changer d'ère, aux éditions du Seuil de janvier 1989.
" Malgré démentis et camouflages, la Crise est là : elle attaque les assises de notre vie individuelle, sociale, culturelle et même biologique, rendant caduque toute référence à une " troisième révolution industrielle " et vaine toute fuite en avant dans une "post-modernité " vide de substance.
Nous sommes à ce tournant de l'histoire humaine où la technoscience asservit la culture aux impératifs de notre système industriel, marchand et militaire. elle voue les privilégiés de l'Occident à l'accumulation sans fin de moyens de puissance et de jouissance, et condamne à travers le monde des masses croissantes d'exclus à la frustration, au chômage, à la misère. "
Je précise que cet auteur à été médecin pendant 15 ans, à dirigé une entreprise industrielle, à l'origine du CESTA ( Centre d'études des systèmes et des technologies avancées).
Crise économique et décroissance
Le système capitaliste est basé sur la croissance. Sans cette sacrosainte croissance, plus d'économie. Or cette croissance est basée sur l'exploitation des plus pauvres, des pays du tiers monde d'abord puis des pays riches.
Il est temps que nous en remontrions aux capitalistes et exploiteurs de tous bords. C'est pourquoi j'adhère à ce mouvement de grève que j'espère reconductible...
Mais il va bien falloir aussi changer nos mentalités de consommation car la planète n'est pas inépuisable et à ce train là, on va droit dans le mur.
La Cause du Peuple : Documentaires, informations, actualités, réflexions en vidéos
Alerte Rouge : avis de tempête sociale
La France se prépare dans l'inquiétude à la tempête sociale annoncée par Météo France pour le jeudi 29 janvier. L'alerte rouge a d'ores et déjà été décrétée sur l'ensemble du territoire. Face à l'imminence de la catastrophe, le gouvernement français entend rassurer la population et minimiser les risques. Ainsi, Nicolas Sarkozy affichait hier soir sa sérénité : "Les leçons de décembre 1995 ont été tirées : les services de l'état bénéficient de moyens pour contrer cette tempête avec plus d'efficacité et de réactivité".
En effet, dans la tête des Français résonne encore le traumatisme de la tempête de 1995 qui avait balayé les réformes structurelles courageuses du gouvernement Juppé sur la sécurité sociale. A cette « tempête du siècle » avait succédé des années de chaos, qui avaient vu la France s'enfoncer dans le marasme des 35 heures. Alain Juppé se souvient : "La catastrophe de 1995 a fait prendre 10 ans de retard à la France. Il a fallu attendre toutes ces années avant de reconstruire, sur les ruines des RTT, un système social adapté au monde moderne". Alors, La France peut-elle de nouveau sombrer dans le chaos gauchiste ? Nos structures sont-elles assez solides pour résister à ce vent rouge-noir ? "Assurément oui" répond Alain Juppé. "Les réformes menées par Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont devenues incontournables. Tout retour en arrière est impossible. Le pacte social est définitivement brisé, et les services publics agonisent". La sécurité sociale, les retraites, les salaires, le dialogue social paraissent en effet suffisamment en miettes pour éviter toute résurrection. Mais sait-on jamais ?
Aussi, pour prévenir toute rechute, la France s'est dotée de moyens de prévention performants face aux aléas sociaux. "Le plus dur est de repérer à l'avance les tempêtes sociales et de pouvoir agir en amont" témoigne Michèle Alliot-Marie. La ministre de l'Intérieur rappelle que ses services sont sur les dents depuis plusieurs mois et que le risque a été identifié depuis longtemps : "On a mené un gros travail sur tous les foyers possibles de contestation". Ainsi, l'invention de l'ultragauche en novembre a permis d'utiliser les armes de l'antiterrorisme dans le traitement des conflits sociaux. Et sur ce point, le gouvernement n'a pas chômé. Des inculpés de Tarnac à Gérard Filoche, de Sud Rail à Olivier Besancenot, le gouvernement a lancé une offensive tous azimuts pour dégonfler la contestation par la peur. Sans compter la masse d'inconnus qui paient au prix fort leur soutien à un état de droit. Bref, un remède très efficace pour faire baisser la fièvre. Par ailleurs, la CFDT une fois de plus jouera son rôle de paravent en cas de persistance de la tempête.
Malgré toutes ces précautions, même affaiblie, la tempête touchera la France ce jeudi. Et il faudra bien lui faire face. Aussi, le chef de l'état a prévu de déployer d'énormes moyens policiers. "Et s'il le faut, l'armée viendra donner un coup de main pour dégager les routes et rétablir les transports" a promis Nicolas Sarkozy. Les effets devraient donc être modérés et il est fort peu probable que l'état de « catastrophe sociale » soit décrété. "La France ne peut pas se permettre d'essuyer une deuxième grosse catastrophe naturelle" a renchérit le président de la République. "Nous avons déjà payé un lourd tribut à la catastrophe financière. Les Français comprennent bien qu'il faut d'abord réparer le capitalisme et renflouer les banques et entreprises, avant de s'occuper des petits dégâts de la tempête sociale".
On le comprend, en l'absence de décret de « catastrophe sociale », les chômeurs, salariés, retraités et autres précaires touchés par la casse sociale ne pourront pas compter sur l'état pour les aider. Trop occupé à aider les riches à se sortir des vents mauvais de la spéculation. Mais qui sème le vent...
contre-productivité
Je pense que semer la peur n'est plus suffisant pour le gouvernement et ses affidés, ce qu'ils croient être un remède, est en fait un souffle sur des braises, et cela ne peut qu'être contre producteur au regard de l'efficacité qu'ils rechercheraient.
Ils vont sûrement lâcher du pognon, rêvant de calmer le jeu, c'est un moyen qu'ils utilisent depuis toujours (UIMM).
La communication, les relations publiques, tout un attirail de propagande sera mis en œuvre, pour tenter de noyer les masses sous l'ignorance politique, économique et sociale.
Que ceux qui sont éveillés, réveilles leurs voisins, compter dix ans pour l'aboutissement de ce dégel de la pensée collective.
Il n'y a qu'à voir la propagande faite autour du nucléaire, via des magazines tels que, "Science et Vie Junior, Images doc, Les Clés de l'actualité et Les Clés de l'actualité Junior" où la publicité est clandestine ou bien se nomme "Publi-info".
Ce n'est qu'un des aspects de la lutte qui nous attends, mais il est significatif.
Ah ça ira
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